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Les soins intensifs de Yellowknife compromis par un manque d’infirmières

Un bâtiment avec un grand espace de stationnement devant lui.

Le nouvel hôpital territorial de Stanton a ouvert en mai 2019.

Photo : Radio-Canada / Noémie Moukanda

Radio-Canada

Seulement deux des quatre lits de soins intensifs de l'Hôpital territorial Stanton de Yellowknife pourront être utilisés pour ce genre de soins d’ici la fin du mois d'août en raison d’un manque de personnel. Les autorités indiquent aussi que le système de santé pourrait devoir fonctionner à capacité réduite au cours des prochaines semaines.

Selon un communiqué publié sur Facebook au nom de la ministre de la Santé, Julie Green par le ministre des Affaires municipales et communautaires, Shane Thompson, les deux autres lits habituellement utilisés pour les soins intensifs serviront aux patients dont l'état présente moins de risques.

Ainsi, s’il y a plus de deux patients dans un état critique admis à l'hôpital, ceux-ci devront être détournés vers d’autres hôpitaux dans le sud, en Alberta, par exemple.

Il est courant, aux territoires, de transférer certains patients de Yellowknife vers le sud, mais, selon la santé publique, la réduction de services pourrait vouloir dire que ces transferts surviendront plus tôt et plus souvent qu’à l’habitude.

[Ces changements] sont causés par une combinaison de difficultés de recrutement, d'un marché de l'emploi très concurrentiel pour les professionnels de santé et de postes vacants provoqués par des départs ou des départs à la retraite, indique le ministre dans sa publication.

L’administration de la santé et des services sociaux des T.N.-O. travaille avec diligence pour combler les lacunes en matière de personnel avant qu'elles ne se répercutent sur les services, poursuit-t-il. Lorsque cela ne sera pas possible, toute réduction de services sera communiquée au public si et quand elle se produit.

Par courriel, le porte-parole de la santé publique, David Maguire, indique que la réduction des soins intensifs se poursuivra au moins jusqu’à la fin du mois, mais que la situation sera réévaluée à ce moment-là.

Les changements n’ont pour l’instant eu aucun effet sur les patients, selon lui.

Une compétition entre les provinces et les territoires

La pénurie se fait déjà sentir dans le Nord, au Nunavut surtout, qui a récemment dû annoncer la fermeture temporaire de certains de ses centres de santé.

La directrice générale de l’Association des infirmières autorisées des T.N.-O. et du Nunavut, Denise Bowen, affirme que la pandémie a eu un impact direct sur la pénurie d’infirmières partout au pays.

Selon elle, les provinces et les territoires doivent être en compétition pour attirer la main-d'œuvre en offrant, dans certains cas, des primes de recrutement. Cela complique la vie des autorités territoriales qui ont toujours de la difficulté à pourvoir ces postes.

Nous avons entendu dire qu'un nombre croissant d'infirmières envisagent de quitter les territoires [pour aller travailler ailleurs], dit Denise Bowen.

Elle ajoute aussi que certains envisagent également de complètement quitter la profession, ce qui représente un autre défi pour le recrutement dans le Nord.

Denise Bowen soutient donc un appel lancé par des organisations nationales pour une plus grande collaboration entre les gouvernements, les syndicats et le secteur de l'éducation afin de déterminer les causes de la pénurie d'infirmières au pays.

Avec des informations d'Anna Desmarais

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