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Marie Grégoire soutient que sa nomination à la tête de BAnQ n'a pas été partisane

Elle parle au micro de Radio-Canada au deuxième étage de la Grande Bibliothèque.

Marie Grégoire est la nouvelle patronne de la Grande Bibliothèque.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La nouvelle PDG de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), Marie Grégoire, se dit surprise des réactions négatives que sa nomination a suscitées et pense être en mesure de surmonter les défis auxquels l’institution fait face.

Bien que ses détracteurs lui reprochent son manque d'expérience en bibliothéconomie, Mme Grégoire considère que les compétences et les connaissances qu’elle a pu acquérir au cours des années ayant suivi sa carrière de politicienne sont les raisons pour lesquelles elle a été choisie.

Ce qu’on connaît de moi, c’est députée et commentatrice. Mais j’ai travaillé dans plusieurs grandes entreprises, j’ai été sur des comités de gestion, j’ai été sur des conseils d’administration. J’ai travaillé dans des entreprises comme IBM, comme Bell, comme Desjardins. Mais aussi j’ai contribué comme entrepreneure à lancer une firme de relation publique qui s’appelle TACT Intelligence, j’ai relancé un magazine, dit-elle.

Revenue pour la première fois sur la polémique qui a suivi sa nomination dans un reportage de Radio-Canada diffusé mardi, Marie Grégoire a affirmé au micro de Tout un matin comprendre pourquoi le milieu de la bibliothéconomie s’est récrié devant sa nomination, lui qui n’a jamais vu de bibliothécaire à la tête de BAnQ.

Marie Grégoire

Elle souligne cependant que son rôle comme PDG exige autre chose que des connaissances en bibliothéconomie.

Chacun des piliers de BAnQ, les Archives, la Bibliothèque nationale et la Grande Bibliothèque, sont dirigés par des gens avec une expertise très pointue. […] Mais mon rôle est différent. Mon travail est de s’assurer que toute l’équipe travaille ensemble, se donne des objectifs communs et qu’on puisse mobiliser les quelque 700 employés qu’on a, dit-elle.

Il y avait cette volonté d’avoir quelqu’un qui pourrait venir du milieu de la bibliothéconomie. Mais je pense que je cochais plusieurs cases : la connaissance de l’appareil [étatique], la connaissance des mécanismes gouvernementaux, la capacité de gestion.

Une citation de :Marie Grégoire, nouvelle PDG de BAnQ

Je pense que ça fait partie des compétences qui seront utiles dans les prochaines années, poursuit-elle.

Bien qu’elle admette que sa nomination est politique, car entérinée par le Conseil des ministres, elle refuse de croire qu’elle a été influencée par la partisanerie.

Je comprends que j’ai été une députée de l’Action démocratique du Québec [ADQ] et que l’ADQ a fusionné avec la Coalition avenir Québec [CAQ]. […] Mais après 15 ans sans avoir fait partie d’un parti politique, je pensais que j’étais ailleurs.

Une citation de :Marie Grégoire

Elle dit avoir l’impression que le processus d’embauche auquel elle a participé a été fait très correctement et pense que, avec le même parcours et la même vision, elle aurait été choisie même si elle était issue d’une autre formation politique.

Marie Grégoire n'offre cependant pas de réponse élaborée lorsqu'on aborde la question de sa scolarité. Une maîtrise est normalement exigée pour l’obtention de son poste, mais elle ne possède qu’un baccalauréat.

Moi quand j’ai appliqué [sic], ce n’était pas un critère. Et parfois ils demandent une expérience équivalente, se contente-t-elle de répondre.

Mme Grégoire tient à souligner qu’elle travaille à son nouveau poste depuis quelques semaines déjà, et que, malgré la controverse soulevée par sa nomination, elle reçoit un accueil très chaleureux.

Être capable de contribuer aux grands défis du Québec par le savoir, c’est quelque chose qui m’allumait énormément. Il y a de grands défis, conclut-elle.

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