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Un programme d'immigration dans le Nord qui connaît du succès

La ville de Thunder Bay.

Thunder Bay est l'une des villes participantes au programme.

Photo : Facebook / ville de Thunder Bay

Marianne Depelteau

Un programme pilote est mis en place pour développer l’immigration dans les communautés rurales et du Nord, et ses débuts semblent prometteurs.

Le Programme pilote d'immigration dans les régions rurales et nordiques (PPRN) (Nouvelle fenêtre) est axé sur la communauté et vise à faire bénéficier les petites communautés des avantages de l’immigration économique par la création d’une voie d’accès à la résidence pour les travailleurs étrangers qualifiés .

Pour être admissible, il faut respecter des critères d’admissibilité d’IRCC, par exemple, avoir une expérience de travail admissible, respecter ou dépasser des exigences linguistiques et relatives aux études. Des exigences propres à la communauté participante entrent aussi en jeu.

Le niveau minimum d’études requis est un diplôme du secondaire pour être admissible.

La pandémie de COVID-19 a eu son effet sur le programme, qui se fie désormais à la vaccination et à la levée des restrictions de voyage. Le traitement des demandes de résidence permanente est plus long et le gouvernement ne peut pas estimer à quel point.

Villes participantes :

  • North Bay
  • Sudbury
  • Thunder Bay
  • Timmins
  • Sault-Ste-Marie
  • Brandon
  • Altona/Rhineland
  • Moose Jaw
  • Claresholm
  • Vernon
  • West Koutenay

Un succès à Thunder Bay

Le programme continue de s’épanouir à Thunder Bay : alors que plus de la moitié de la deuxième année du projet pilote de trois ans est écoulé, 138 travailleurs qualifiés ont été recommandés pour la résidence permanente jusqu'à présent.

Emily Lauzon, responsable du développement de la main-d'œuvre à la Commission de développement économique communautaire (CDEC) de Thunder Bay, affirme que les équivalences de diplômes d’études peuvent parfois compliquer le processus, mais que jusqu’à maintenant, la majorité des candidats ont pu l’obtenir

« Ce programme est important, car il permet une perspective régionale sur l’immigration. Il permet aux communautés de choisir de nouveaux arrivants qui ont les compétences que la ville recherche. C’est bénéfique des deux côtés, le candidat peut travailler selon ses forces.  »

— Une citation de  Emily Lauzon, responsable du développement de la main-d'œuvre à la Commission de développement économique communautaire (CDEC) de Thunder Bay

Selon Mme Lauzon, le but principal de ce programme est d’augmenter la population dans les 11 communautés participantes.

Laïla Faivre, qui est passée par ce programme pour obtenir sa résidence permanente et qui habite à Thunder Bay, ajoute à cela l’idée d’attirer les nouveaux arrivants vers les régions éloignées ; le réflexe habituel étant de se diriger vers les grandes villes.

Laïla Faivre.

Laïla Faivre est passée par ce programme pour obtenir sa résidence permanente et habite maintenant à Thunder Bay.

Photo : Nadia Faivre

Mme Faivre a trouvé le processus bien encadré et affirme avoir reçu beaucoup de soutien. Elle a pu obtenir sa résidence permanente en près de six mois, après avoir passé beaucoup de temps avec un statut temporaire qui n’accorde que très peu de droits.

« Sans ce programme, c’est assez difficile, il faut un an d’expérience de travail avec le même employeur. Ensuite, il faut avoir l’argent pour payer le processus ; la reconnaissance des diplômes, le test de langue et les rendez-vous médicaux par exemple.  »

— Une citation de  Laïla Faivre

Mme Faivre ajoute que les régions éloignées n’offrent pas nécessairement le test de langue, alors il faut les moyens de se rendre dans une autre ville pour le passer. Selon Mme Faivre, le programme pilote demande environ 1 500 $ à la base, en plus des frais supplémentaires .

Un manque de par et pour

Mme Faivre affirme que le programme est fait par et pour les communautés participantes.

Bien qu’il soit content que ce projet existe, Gouled Hassan, coordonnateur de projets du Contact interculturel francophone de Sudbury, croit qu’il faudrait que ce genre de programme soit réalisé par la communauté des nouveaux arrivants.

Portrait de Gouled Hassan.

Gouled Hassan, coordonnateur de projets du Contact interculturel francophone de Sudbury

Photo : Enviro Foto_JF Bergeron

Il explique qu’en général, dans le Nord de l’Ontario, les services disponibles aux immigrants sont éparpillés. Malheureusement, l’accueil se fait un peu en bric-à-brac , dit-il.

M. Hassan rappelle l’importance de l’apport des nouveaux arrivants à l’économie et à la société, Ils encouragent les petites et moyennes entreprises, les institutions postsecondaires, les enfants vont à l’école. Leur apport va au-delà de l’économie

Avec les informations d'Aya Dufour

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