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Québec : une rentrée avec masque dans les aires communes, mais pas en classe

Un homme est assis devant un micro.

Jean-François Roberge, ministre de l'Éducation du Québec.

Photo : Radio-Canada

Le ministre de l'Éducation du Québec, Jean-François Roberge, a fait savoir mercredi, lors de la présentation du plan du gouvernement en vue de la rentrée scolaire 2021-2022, qu'en raison des risques que fait peser le variant Delta, le masque devra être porté par les élèves du primaire et du secondaire dans certaines circonstances.

En fait, les élèves pourront évoluer sans masque pour la plus grande partie de leur présence à l'école, soit en classe, à l'extérieur et au service de garde. Celui-ci sera cependant requis dans les autobus scolaires, où des places seront assignées aux élèves, et dans les aires communes.

Les autobus et les aires communes sont des endroits où les jeunes se retrouvent souvent entassés et au coude-à-coude, a expliqué le ministre Roberge, ce qui requiert plus de précautions.

Quant aux enseignants, ils ne seront pas obligés de porter le masque en classe si une distance de deux mètres avec les élèves est respectée. Il n'est pas non plus question pour le moment d'obliger les enseignants à se faire vacciner.

Malgré la crainte d’une résurgence d’éclosions de COVID-19, le ministre Roberge a aussi fait savoir que les classes-bulles ne seront pas de mise cette année, ce qui permettra le retour des cours à option au secondaire, ainsi que les programmes de sport-études, d’arts-études et les activités parascolaires.

Des adolescents jouent au basketball dans un gymnase.

Plusieurs activités parascolaires ont été interdites en tout ou en partie depuis le début de la pandémie de COVID-19.

Photo : iStock

Le passeport vaccinal sera cependant obligatoire au secondaire pour les activités parascolaires jugées à haut risque de transmission. Les modalités exactes de cette nouvelle règle seront précisées sous peu et concorderont avec les obligations que l'on retrouvera dans « la vie civile ».

Le ministère de l'Éducation compte donner la possibilité à tous les jeunes du secondaire d'avoir accès aux activités parascolaires cette année. Selon la ministre déléguée à l’Éducation Isabelle Charest, « toutes les écoles secondaires auront la capacité d'offrir une heure d'activité parascolaire gratuite chaque jour à tous les élèves ».

Cette initiative se veut une réponse aux préoccupations des adolescents, dont beaucoup ont affirmé avoir vu leur motivation baisser en raison de l'arrêt des activités parascolaires cette année.

Le masque dans les aires communes, mais pas en classe

Situation changeante, plan changeant

Jean-François Roberge prévient toutefois que le plan qu’il annonce pourrait changer en fonction de la situation épidémiologique. Des mesures spécifiques à certaines écoles pourraient aussi être adoptées si des éclosions s’y développaient.

Les changements au plan seront institués à la suite de recommandations de la santé publique, qui dit considérer un ensemble de facteurs, mais qui portera une attention particulière à l'augmentation des hospitalisations dues à la COVID-19.

Le ministre insiste sur le fait que l'allègement des mesures sanitaires dans les écoles est possible en raison de l’effort vaccinal et demande à tous les jeunes qui ne sont pas vaccinés de le faire le plus tôt possible.

Il annonce d’ailleurs que des initiatives de vaccination seront mises en branle dès la semaine prochaine dans les quartiers où le taux de vaccination est faible. La campagne de vaccination reprendra pour sa part à la rentrée dans les écoles.

Des tables de vaccination installées dans un gymnase.

En juin, la campagne de vaccination s'était déplacée dans plusieurs écoles secondaires dont à Saint-Henri à Montréal.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

M. Roberge indique que presque 83 % des jeunes de 12 à 17 ans ont maintenant reçu, ou ont pris rendez-vous pour recevoir, une première dose de vaccin contre la COVID-19. Cette proportion passe à 77 % pour la deuxième dose.

Il assure par ailleurs qu’il n’y a aucune raison de craindre d’attraper la COVID-19 en raison de la qualité de l’air des écoles.

Ces dernières sont des milieux de vie sains et sécuritaires, et beaucoup de travail a été fait cet été pour rénover et nettoyer les systèmes de ventilation, pour changer les fenêtres dont le fonctionnement était problématique et pour mettre en place quand besoin était des systèmes d’échangeur d’air, rapporte-t-il.

Radio-Canada soulignait mercredi que les lecteurs de dioxyde de carbone qui seront installés dans les écoles pour mesurer la qualité de l’air ne seront reçus en totalité qu’en décembre.

Entrevue avec une pédiatre-infectiologue

13 M$ pour la réussite scolaire

Le ministre a également fait part d’un nouvel investissement visant à aider les décrocheurs.

Québec investit ainsi 13 millions de dollars pour financer des partenariats avec des organismes communautaires et pour doter chaque centre de services scolaires d’un agent de liaison qui tentera de rejoindre les décrocheurs pour leur proposer un retour à l’école.

Chaque jeune ayant décroché l’an passé doit donc s’attendre à recevoir un appel d’un agent, qui lui suggérera des programmes de raccrochage.

Un pas de plus vers la normalité

La Fédération des comités de parents du Québec se félicite de l’annonce d’aujourd’hui.

Voir la fin des classes-bulles, le retour des dîners libres, le retour des activités parascolaires et la fin de l’enseignement à distance pour les élèves de secondaire trois à cinq est un soulagement pour les parents. Ces derniers espéraient un retour en classe le plus normal possible, mais aussi que la santé et la sécurité des jeunes soient prises en compte, résume Kevin Roy, président de la Fédération.

M. Roy déplore cependant que peu de détails aient été donnés sur les mesures qui seront prises lorsque des cas de COVID-19 seront détectés chez les élèves.

Qu’est-ce qui se passe avec nos enfants si un cas est déclaré dans la classe? On sait qu’il n’y a plus de bulle-classe. Est-ce qu’on ferme toute l’école? Si on a une dose, deux doses, est-ce que les mesures vont être différentes d’un élève à l’autre?

Une citation de :Kevin Roy, président de la Fédération des comités de parents du Québec

M. Roy affirme aussi avoir été surpris d’entendre que le passeport vaccinal serait exigé pour pouvoir participer à certaines activités parascolaires et dit avoir hâte de connaître les détails de cette mesure.

De son côté, la Commission scolaire English Montreal s’inquiète de voir les derniers lecteurs de CO2 installés dans les classes en décembre.

De façon générale, oui, ça m’inquiète, parce que rendu à Noël, c’est trop tard. Ça fait longtemps que je dis que la bureaucratie du ministère n’est certainement pas un facteur qui nous aide, a déclaré Joe Ortona, le président de la commission scolaire

Kevin Roy considère, de son côté, que le fait d’installer ces lecteurs est une bonne chose, qu’il qualifie de mesure de plus. Il dit faire confiance au ministre Roberge quand il assure que les classes sont sécuritaires.

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