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Un mort et un blessé à la suite d'une fusillade à Ottawa

La scène de la fusillade qui a fait un mort et un blessé.

Le Service de police d'Ottawa poursuit son enquête.

Photo : Radio-Canada / Jérémie Bergeron

Radio-Canada

Une fusillade, survenue mardi soir près de l’intersection de la rue Murray et de la promenade Beausoleil, a fait un mort et un blessé.

Le Service de police d'Ottawa (SPO) et les services d'urgence ont été appelés à se rendre sur les lieux vers 20 h 20.

Nous avons reçu beaucoup d’appels au 911 des membres du public qui avaient entendu des coups de feu, explique Carl Cartright, surintendant par intérim pour les enquêtes criminelles de la police d'Ottawa. Sur place, les policiers ont trouvé deux victimes, deux jeunes hommes âgés de 18 ans, qui ont tous deux été atteints par balle. Ils ont été transportés à l’hôpital. Un a été traité et est déjà sorti de l’hôpital, mais le deuxième est mort ce matin, vers 7 h 40.

Le SPO a révélé, mercredi après-midi, l'identité de la victime de cette fusillade. Il s'agit de Creflo Tansia, 18 ans, d'Ottawa.

Des policiers observent une scène sur laquelle se trouvent plusieurs personnes, dont des ambulanciers paramédicaux.

Le Service de police d'Ottawa sur les lieux de la fusillade survenue mardi soir, à Ottawa.

Photo : S.B.

L'Unité des homicides du Service de police d'Ottawa poursuit son enquête et n'a, pour l'heure, aucun suspect identifié, selon M. Cartright.

Ce dernier refuse d'associer ce 14e homicide perpétré à Ottawa, cette année, aux gangs de rue.

C’est trop tôt dans cette enquête pour établir ces liens. Mais ce qu’on voit, c’est que ce sont encore de jeunes hommes qui perdent la vie suite à des violences, soit par arme à feu ou par arme blanche. Ce qui nous inquiète, c’est la violence. On est seulement en août, c’est la 14e victime [cette année], donc c’est très sérieux.

Au début du mois de juillet, une autre fusillade est survenue dans le même secteur, près de l’intersection de la rue York et de la promenade Beausoleil. Elle avait fait un mort et un blessé.

Des résidents s'inquiètent

Mardi soir, des citoyens ont entendu les coups de feu qui ont été tirés. Plusieurs témoignent.

J'étais couchée, j'ai entendu deux coups de feu. Je suis sortie de la maison parce que je pensais que c'était peut-être ma fille, raconte Stéphanie qui habite le quartier. Quand je suis sortie par la cour arrière, je suis allée où c'était et c'était un jeune homme qui était sur le sol.

Même si les événements ne surprennent pas certains habitants du quartier, l'inquiétude n'en demeure pas moindre. Ça m'inquiète beaucoup, je ne me sens pas en sécurité, lance une autre habitante du secteur, Alice Déguère.

Quelque chose doit être fait pour en finir avec la violence par arme à feu, ajoute Lisa, qui habite aussi le voisinage.

Donald Bédard habite dans le quartier depuis 30 ans. Des événements de ce genre sont devenus routiniers, selon lui.

Je pensais que c'était des feux d'artifice, donc je ne me suis pas levé [hier soir], dit-il. Il y a un mois, il y avait une fusillade là-bas. [...] Quelques mois avant, c'était une fusillade juste ici. [...] En 30 ans, j'en ai vu beaucoup.

Un homme accorde une entrevue dehors, devant un centre communautaire.

Matthew Beutel, directeur général du Centre de ressources communautaires de la Basse-Ville

Photo : Radio-Canada

Un sentiment de découragement et d'exaspération se dégage, selon Matthew Beutel, directeur général du Centre de ressources communautaires de la Basse-Ville.

Ce n’est pas le premier incident dans les derniers temps. [...] La communauté est consternée, fâchée, elle a peur et elle a beaucoup de questions. [...] Mais c’est une communauté très résiliente et on va passer au travers ensemble et trouver des solutions.

Trouver des solutions à court et long terme

Les solutions, poursuit-il, doivent se concentrer sur le court et le long terme.

À très court terme, on travaille avec d’autres partenaires communautaires, la Ville et la police d’Ottawa. La première chose, c’est : comment est-ce qu’on peut être mieux connectés à la communauté, faire du porte-à-porte, du travail d’approche pour savoir comment vont les résidents, quels sont leurs besoins, estime M. Beutel. À long terme, les incidents qui arrivent dans le quartier sont reliés au manque de services, de programmes et d’activités, surtout pour nos jeunes, dans la Basse-Ville d’Ottawa. C’est là-dessus que nous travaillons en ce moment.

Le SPO assure que des effectifs supplémentaires ont déjà été déployés dans le quartier.

Un homme accorde une entrevue dehors, devant l'édifice de la police d'Ottawa.

Carl Cartright, surintendant par intérim pour les enquêtes criminelles de la police d'Ottawa

Photo : Radio-Canada

On va parler avec la communauté et s’ils sont craintifs, on va mettre en place un plan et ça continuera jusqu’à ce qu’on n’en ait plus besoin, dit M. Cartright.

Malgré le contexte difficile, il tente de rassurer les résidents d'Ottawa.

C’est très difficile, quand ça vient d’arriver, de dire aux gens de ne pas avoir peur. Mais quand on compare Ottawa avec d’autres au Canada ou en Amérique du Nord, ça reste une bonne ville à vivre. Donc oui, c’est un incident très violent, mais ça ne représente pas la ville d’Ottawa. L’enquête vient de commencer, mais il n’y a aucun sujet concernant la sécurité du public.

Le SPO demande à toute personne ayant des renseignements concernant cette affaire de contacter l’Unité des homicides de la Police d’Ottawa au 613-236-1222, poste 5493 ou de fournir anonymement des renseignements par la voie d’Échec au crime au 1-800-222-8477.

Avec les informations de Jérémie Bergeron, Emmanuelle Poisson et Robyn Miller de CBC

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