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La mise en vente de la marina de Grand-Sault divise la communauté

Un édifice immense brun, et une ancre de bateau en avant.

La mise en vente du complexe a interpellé un groupe d’une vingtaine de citoyens de la communauté.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Radio-Canada

La mise en vente du terrain et de l’édifice de la marina de Grand-Sault soulève la grogne d’un groupe de citoyens. L’incertitude causée par cette décision met aussi en péril l’avenir du restaurant situé dans l’édifice.

La propriétaire du restaurant La Marina, Tyna Bernier, est désemparée. J’ai travaillé tellement fort, déclare-t-elle.

Elle craint que les efforts des cinq dernières années investis dans son établissement prennent fin dès la semaine prochaine, faute d’employées.

Le gros problème que j’ai, en mettant la bâtisse à vendre, mes employées ont peur. Puis, je ne les blâme pas pantoute. Elles m’ont donné leur démission une après l’autre, indique Tyna Bernier.

La propriétaire du restaurant La Marina, Tyna Bernier, dans l'établissement de Grand-Sault.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La propriétaire du restaurant La Marina, Tyna Bernier, dans l'établissement de Grand-Sault.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Si l’édifice passe à de nouveaux propriétaires privés, elle risque de devoir quitter les lieux. Si c'est le cas, elle disposera d'un délai de 90 jours.

Cette perspective bouleverse Tyna Bernier, qui affirme que sa santé s'est cruellement détériorée en raison du stress lié au départ de son personnel.

La mise en vente du complexe a aussi interpellé un groupe d’une vingtaine de citoyens de la communauté.

Des hommes, des femmes, des propriétaires de business, des personnes retirées qui ont contribué à la communauté, énumère le porte-parole du Comité des citoyens concernés de Grand-Sault, Pat Durepos.

Trois hommes âgées assis à une table de terrasse.

Des membres du Comité des citoyens concernés de Grand-Sault.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Ce groupe, en plus d’appuyer la propriétaire du restaurant, croit que les installations doivent rester sous un contrôle communautaire.

Ç'a été bâti par des bénévoles et puis ç’a été donné à la Ville pour un dollar, affirme Pat Durepos.

Un appel d’offres

Le Comité de citoyens a répondu à l’appel d’offres en proposant cette même somme symbolique à la Ville de Grand-Sault.

La proposition qu’on leur fait, c’est de ne pas vendre et réaliser un profit. Redonnez-nous-le pour le même montant, à un groupe qui sera formé pour opérer la marina et faire un parc, dit l’un des membres du groupe, Michel Blais.

Ce dernier ajoute que des membres de la communauté sont prêts à former un comité pour s’occuper des activités, et qu’ils ne voient pas où est le problème.

Une seule autre offre a été reçue, celle d’une entreprise privée. Sa proposition s'élève à 327 000 $.

L'imposant édifice de la marina tout en bois.

Lorsqu’il a été élaboré à la fin des années 1990, le projet de la marina avait coûté environ 900 000 $.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

La réunion publique mensuelle du conseil municipal prévue pour mardi soir a été annulée et remise au mois prochain.

C’est évident qu’ils ont un agenda, croit Pat Durepos. Ils parlent beaucoup de transparence, mais l’agenda et leur actions ne démontrent pas de la transparence.

Le maire Marcel Deschênes dit que le conseil prendra une décision bientôt dans ce dossier, une décision qui doit servir les intérêts de tous les citoyens de la ville.

D’après un reportage de Serge Bouchard

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