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États-Unis : journée cruciale pour l'adoption du plan « historique » d’infrastructure

Ce projet négocié de concert avec la Maison-Blanche est qualifié d’« historique » par le président américain Joe Biden

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Les sénateurs démocrates ont obtenu un rare soutien de la part de plusieurs parlementaires républicains pour leur plan d’investissements.

Photo : Reuters / Sarah Silbiger

Ismaël Houdassine

Malgré un paysage politique fortement divisé, les démocrates pourraient franchir mardi au Sénat une étape importante dans l'adoption de leur ambitieux plan d’infrastructures grâce à l’appui d’une poignée de républicains.

Après le vote final à la majorité simple au Sénat, le projet de loi bipartisan sur les infrastructures devra suivre une procédure législative, notamment un vote dans les prochaines semaines à la Chambre des représentants. En cas d'adoption définitive, il sera ensuite promulgué par le président démocrate.

Ce projet, négocié de concert avec la Maison-Blanche, est qualifié d’historique par le président Joe Biden. Il prévoit 550 milliards de dollars de nouvelles dépenses fédérales dans une panoplie de secteurs comme les routes, les ponts ou les transports, le tout en privilégiant les économies vertes. Si l’on inclut les dépenses fédérales déjà prévues, le plan atteint 1200 milliards sur huit ans.

En attendant l'issue du vote, les sénateurs démocrates ont dévoilé lundi au Sénat, où ils disposent d'une infime majorité, un autre plan budgétaire pharaonique de 3500 milliards de dollars qui propose entre autres d'étendre l'assurance maladie, de lutter contre les changements climatiques et de renforcer les programmes fédéraux de garde d'enfants et d'éducation.

Le plan de dépenses sociales qui représente presque l'équivalent du PIB de l'Allemagne en 2020 est censé être adopté à l'automne. Il est considéré comme le plan budgétaire le plus vaste aux États-Unis depuis des décennies.

Le sénateur indépendant et président de la commission budgétaire, Bernie Sanders, n’a pas hésité à déclarer que ce projet de loi était l’un des plus conséquents en faveur des travailleurs, des personnes âgées, des malades et des pauvres depuis le président Franklin Delano Roosevelt et le New Deal des années 1930.

Des négociations qui s’annoncent ardues

La résolution propose également deux années d’éducation gratuite dans un collège communautaire, la prolongation des allègements fiscaux pour les enfants et certains travailleurs mal rémunérés et la création d’un programme de congés familiaux. La normalisation de la situation de millions d’immigrants qui vivent aux États-Unis illégalement est aussi sur la table.

Il reste que les négociations s’annoncent d’ores et déjà très difficiles puisque le Parti républicain a exprimé sa forte opposition contre les mesures budgétaires des démocrates. Il les accuse d’aggraver le déficit et de remettre en cause les baisses d’impôts qui ont été adoptées durant le mandat du président Donald Trump.

Les démocrates espèrent adopter le texte final à la majorité simple au Sénat sans l’aide des républicains, en passant par un mécanisme budgétaire baptisé réconciliation qui empêcherait toute obstruction de l'opposition.

S’ils l'appliquent, les républicains ont par contre menacé les démocrates d’abandonner tout soutien bipartite pour d'autres questions économiques majeures, comme l'augmentation ou la suspension du plafond de la dette.

Bien que le plan d’infrastructures et la résolution budgétaire soient deux volets différents, ils sont législativement imbriqués. De plus, les deux votes attendus représentent un jalon politique majeur de l’administration Biden et du Sénat. Ils surviennent après le précédent programme de relance économique d’un montant de 1900 milliards de dollars axé sur l’emploi. Ce dispositif d’urgence a été mis en place pour répondre aux conséquences de la pandémie de COVID-19.

Avec les informations de l’Agence France-Presse et de Reuters

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