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Un projet pilote pour des logements abordables à consommation nette zéro à Ottawa

Un immeuble en travaux avec un cycliste devant.

Ce projet pilote concerne le 197-203, chemin Presland, à Ottawa.

Photo : Radio-Canada / Pierre-Paul Couture

Radio-Canada

Détruire ou rénover afin de rendre les logements plus écoénergétiques? Dans le quartier Overbrook, à Ottawa, un projet pilote, lancé lundi, propose de rénover des logements abordables sans en déplacer les locataires, tout en réduisant la consommation énergétique.

Il s’agit du premier projet pilote du genre au Canada.

Il vise à rénover quatre maisons en rangée abordables, situées au 197-203, chemin Presland, dans le quartier Overbrook, afin qu'elles atteignent une consommation énergétique nette zéro, ce qui signifie qu'elles produiront autant d'énergie qu'elles en consomment en un an.

Le coût du projet est évalué à un million de dollars afin de financer un nouveau toit, de nouvelles fenêtres, des panneaux extérieurs préfabriqués et une série de panneaux solaires pour augmenter l'efficacité énergétique et réduire l'empreinte carbone du bâtiment, indique-t-on dans un communiqué.

Le projet devrait permettre de réduire la consommation énergétique du bâtiment de 55 %, selon les calculs de la Société de logement communautaire d'Ottawa.

On a des bâtiments qui sont plus vieux. Dans ces cas-là, on a des décisions à prendre : est-ce qu’on démolit ou est-ce qu’on rebâtit? On a de bons exemples de nouveaux bâtiments où on bâtit plus d’unités, mais on a aussi des exemples comme ça, où pour ce genre d’unités familiales, la structure du bâtiment est encore bonne, mais où la façon dont le bâtiment consomme l’énergie a besoin d’être modernisée. [...] On réduit notre empreinte énergétique, on modernise le bâtiment et on réduit les coûts aux locataires en même temps, explique le conseiller municipal de Rideau-Vanier et président du conseil d'administration de la Société du logement communautaire d'Ottawa , Mathieu Fleury.

Un homme parle au micro.

Le président-directeur général de la Société de logement communautaire d'Ottawa, Stéphane Giguère

Photo : Radio-Canada / Pierre-Paul Couture

Président-directeur général de la Société de logement communautaire d'Ottawa, Stéphane Giguère insiste sur les bénéfices d’un tel projet.

On parle souvent de logements abordables, mais nous, à la Société de logement communautaire, on parle aussi des coûts de l’hydro, du gaz naturel, qui sont de plus en plus significatifs. [...] Là, on les amène à zéro, dit-il.

Ces rénovations seront effectuées sans qu'il soit nécessaire de reloger les locataires, explique la Société de logement communautaire d’Ottawa.

C’est un exemple de ce qu’on peut faire. On a près de 3000 unités comme celles-là qui pourraient bénéficier de ce genre d’investissement.

Une citation de :Mathieu Fleury, conseiller municipal de Rideau-Vanier

Le conseiller municipal de Rideau–Rockcliffe et membre du conseil d'administration de la Société de logement communautaire d'Ottawa, Rawlson King, espère que les quelque 700 unités similaires qui existent dans le quartier pourront rapidement bénéficier elles aussi d'une telle initiative, financée à parts égales par le gouvernement fédéral et la Société de logement communautaire d'Ottawa.

Nous allons continuer à travailler avec nos partenaires. Nous savons qu’il y a besoin d’un mélange, dans le quartier, entre bâtir du nouveau, mais aussi rénover des unités plus anciennes. [...] Ce projet pilote est un parfait exemple de projets où on peut rénover une habitation sans obliger les gens à la quitter. [...] J’aimerais voir ce projet s’étendre à toute la communauté.

Même son de cloche du côté de la ministre de la Prospérité de la classe moyenne, ministre associée des Finances et députée d'Ottawa–Vanier, Mona Fortier.

C’est un projet qui, je l’espère, va pouvoir faire des petits. C’est un modèle de logements communautaires qui pourrait faire une différence à travers le pays, estime-t-elle.

Pour M. Giguère, il s’agit d’une bonne stratégie à long terme.

Ce n’est pas parce que ce sont des logements sociaux qu’on néglige la qualité, au contraire, on en ajoute parce que ça fait en sorte que c’est durable. [...] On pense aux locataires actuels et futurs.

Avec les informations de Jean-François Poudrier

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