•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les producteurs agricoles aux premières loges du réchauffement climatique

Un kiosque de vente de légumes.

Les producteurs agricoles de l'Estrie ressentent les effets des changements climatiques.

Photo : Radio-Canada / Alexis Tremblay

Radio-Canada

Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) a dévoilé un rapport alarmant, pressant les décideurs politiques à prendre des mesures rapides pour limiter les conséquences du réchauffement climatique.

Si, pour beaucoup, les changements climatiques peuvent paraître lointains, ce n’est pas le cas des producteurs agricoles de l’Estrie.

« On est témoins de ça, les périodes de gel la nuit sont moins nombreuses que dans les années 70. »

— Une citation de  Richard Wera, propriétaire, ferme Wera

D’après Richard Wera, qui cultive sa terre depuis plus de 50 ans, la chaleur arrive plus tôt dans la saison, laissant pousser des variétés dès la fin de l’hiver. Ça fait deux années qu’on n’a pas de neige au mois de mars, souligne-t-il.

Un panneau indique de ne pas cueillir les carottes.

La récolte de carottes a été retardée d'une semaine, selon Richard Wera.

Photo : Radio-Canada / Alexis Tremblay

Même si le temps chaud plus hâtif allonge la saison de la cueillette, il assèche aussi les terres.

« La rivière est assez basse que ça devient difficile d’aller chercher de l’eau dans la rivière. »

— Une citation de  Richard Wera, propriétaire, ferme Wera

Le manque d’eau a retardé d’une semaine la récolte de carottes pour Richard Wera.

Les pommes en avance

La situation est différente au verger Gros Pierre, qui a vu sa récolte de certaines variétés de pommes devancée de 5 à 6 jours.

Gaetan Gilbert est devant des pommes dans son verger.

Certaines variétés de pommes ont utilisé la chaleur hâtive et sont prêtes à être récoltées quelques jours plus tôt que prévu.

Photo : Radio-Canada / Alexis Tremblay

Le danger pour les vergers reste le gel tardif, qui peut surprendre les producteurs en plein printemps.

« S’il fait -4 ou -5, ça peut tuer la pomme, tu peux perdre la récolte partiellement ou complètement. »

— Une citation de  Gaétan Gilbert, copropriétaire, verger Gros Pierre

Dans la même journée après avoir vécu une nuit à -2, dans l’après-midi il faisait 26, relate François Bourassa, président de la Fédération de l’Union des producteurs agricoles de l’Estrie (UPA-Estrie).

L’UPA-Estrie documente depuis longtemps l’impact des changements climatiques sur la production agricole, ce qui oblige l’industrie à s’adapter constamment.

« Ça a des impacts sur les cultures, mais ça a aussi des impacts sur tous les bâtiments d’élevage, la ventilation elle doit être plus performante, pour le bien-être animal. »

— Une citation de  François Bourassa, président, Fédération de l’UPA-Estrie

D’après le reportage d’Alexis Tremblay

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !