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L'homme libre : quand un personnage se libère de son jeu vidéo

Un homme se tient au milieu d'une rue dans une ville. Des explosions ont lieu derrière lui dans des bâtiments de plusieurs étages.

Ryan Reynolds incarne Guy, un personnage de jeu vidéo, dans « L'homme libre ».

Photo : 20th Century Studios

Agence France-Presse

Que se passe-t-il quand le figurant d'un jeu vidéo ne veut plus rester dans l'ombre et qu'il défie les personnes qui ont créé son univers fictif? La comédie d'action L'homme libre (Free Guy), qui sort en salle cette semaine dans le monde entier, explore avec légèreté la frontière entre virtuel et réel, en jouant avec les codes chers aux adeptes de jeux vidéo.

Le thème rappelle forcément Le show Truman (The Truman Show, 1998), où Jim Carrey incarnait avec talent un agent d'assurance quelconque, vedette malgré lui d'une émission de téléréalité cynique dont il ignorait tout.

Deux décennies plus tard, les géants de l'Internet rêvent de mondes parallèles mêlant le virtuel et le réel. Dans L'homme libre, l'antihéros, nommé Guy et interprété par Ryan Reynolds, est l'un de ces nombreux personnages non-joueurs secondaires (non-player character ou NPC) avec lesquels on peut parfois interagir dans des jeux vidéo, comme Grand Theft Auto.

Tous les matins, Guy se lève, salue son poisson rouge, se brûle la bouche avec un café trop chaud, insensible aux explosions et aux combats qui se déroulent autour de lui. Toutefois, lorsqu'il finit par prendre en main son destin, la mécanique du jeu vidéo déraille.

Des personnages familiers de jeux comme Fortnite

Le réalisateur, Shawn Levy, a comparé son film à un antidote à une grande partie de ce que nous avons vécu avec la pandémie. Le film parle d'espoir et de la préservation d'une certaine innocence au milieu d'un monde très cynique, a-t-il ajouté lors d'une présentation cette semaine à New York.

Le cinéaste est à l'origine de la trilogie La nuit au musée, où squelettes et animaux empaillés s'animent la nuit. Cette fois, Shawn Levy joue avec une galerie de personnages familiers de jeux comme Fortnite, ce qui devrait enchanter les adeptes de jeux vidéo.

Sur fond d'histoire d'amour, l'intrigue se déroule aussi de l'autre côté de l'écran, dans les bureaux de l'éditeur du jeu vidéo, où, malgré une ambiance branchée et détendue, tous les coups sont permis.

Outre Ryan Reynolds, la distribution compte notamment Joe Kerry, révélé par la série Stranger Things, Jodie Comer, devenue célèbre pour son rôle de tueuse professionnelle dans Killing Eve, et Taika Waititi en patron exalté et avide de profits.

Produit par 20th Century Studios, propriété de Disney qui distribue le film, L'homme libre fait l'objet d'une grosse promotion aux États-Unis et Shawn Levy n'a pas caché qu'une suite était déjà envisagée.

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