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La santé, une priorité pour les chefs, mais aussi pour des électeurs

Une surveillante-sauveteuse garde un œil sur les baigneurs à la plage de Pomquet.

Même si beaucoup de néo-écossais profitent de leur vacance, ils sont nombreux a avoir des préoccupations quant à la santé et l'économie de la province.

Photo : Radio-Canada / Rebecca Martel

La santé est une priorité pour les chefs des partis politiques en campagne électorale en Nouvelle-Écosse, mais aussi pour bien des électeurs rencontrés à la plage de Pomquet

Le soleil brille ces jours-ci et l’eau de la baie de Saint-Georges au parc provincial de la plage de Pomquet est presque chaude. Sarah Delorey et sa famille en profitent pour faire une petite baignade et se détendre.

Sarah Delorey joue dans le sable avec sa petite fille. Son garçon et son mari sont à ses côtés.

Sarah Delorey profite d'une journée à la plage avec sa famille. L'infirmière à l'hôpital d'Antigonish dit que l'année a été difficile. Même si elle est satisfaite de la gestion de la pandémie par la province elle trouve qu'il y a beaucoup a faire pour améliorer le système de santé.

Photo : Radio-Canada / Rebecca Martel

L'année a été difficile, dit cette infirmière qui travaille dans le service de maternité de l'hôpital régional St. Martha's d'Antigonish. Une partie d'un étage de l'hôpital a été transformé en unité pour les patients atteints de la COVID-19. Même si les cas n'ont pas été aussi nombreux qu'ailleurs au Canada, la préparation reste une lourde tâche en soi, selon Mme Delorey.

Sarah Delorey n'a aucun lien de parenté avec le candidat libéral et ministre sortant dans la circonscription, Randy Delorey, et elle dit qu'elle ne suit pas trop la campagne électorale. Mais elle compte voter et espère que le prochain gouvernement va faire ce qu’il faut pour mieux équiper le système de santé afin de répondre à la demande.

La tension au travail est bien là, dit l’infirmière, alors tout ce que les partis ont à dire pour améliorer l’accès aux soins et appuyer les travailleurs en santé, ça m'intéresse.

Même son de cloche quelques mètres plus loin, où la famille de Jill Magor s’est installée pour jouer dans le sable.

Jill Magor assise sur la plage tient son petit garçon sur ses genoux.

Jill Magor, son mari et ses trois enfants ont déménagé en Nouvelle-Écosse durant la pandémie. La famille cherche toujours un médecin.

Photo : Radio-Canada / Rebecca Martel

Elle, son mari et ses trois enfants ont quitté Toronto pour s'installer près de l'endroit où elle a grandi .

À cause de la pandémie, on a pris un moment pour voir ce qui était important pour nous, explique Jill Magor, et c’est la famille, l’espace , l’océan et une vie un peu plus simple.

Mais celle qui est née dans la famille Deon, à Pomquet, a vite réalisé que tout n'est pas plus simple dans la province maritime.

Elle et sa famille ont rejoint près 71 000 personnes inscrites sur la liste d'attente pour avoir un médecin de famille. Et avec de jeunes enfants, ce n’est pas toujours évident.

On doit aller à l'hôpital même si ce n’est pas un cas d’urgence, explique la jeune mère.

Elle a bien essayé de convaincre le médecin qu’il a mis au monde de la reprendre comme patiente, elle et ses enfants, mais il a refusé, dit-elle. L’enjeu à son avis est devenu trop politisé.

C'est un gros problème et j'espère que les nouveaux politiciens vont trouver une solution pour régler ce problème.

Juste derrière son parasol, Sarah Green surveille son petit garçon qui s’amuse dans le sable. Elle fait aussi partie des migrants interprovinciaux.

Sarah Green tient son fils dans ses bras sur la plage.

Sarah Green est une travailleuse sociale de l'Alberta qui a déménagé en Nouvelle-Écosse en 2021. Elle trouve qu'il est bien difficile de s'adapter à la vision des partis de la province. Les trois mêmes partis n'ont pas nécessairement les mêmes valeurs en Nouvelle-Écosse et en Alberta.

Photo : Radio-Canada / Rebecca Martel

La travailleuse sociale a quitté l'Alberta pour un poste près d’Antigonish. Elle n'a pas de médecin de famille non plus, mais à ce point-ci elle n’a plus d’attente.

La liste d’attente est vraiment longue, indique Sarah Green, et on me dit qu’on n’aura probablement pas de médecin de famille bientôt. Mais il faut vivre et travailler, donc je suis quand même venue ici.

Et pour ce qui est de choisir un parti pour gouverner sa nouvelle province, elle trouve cela mêlant.

En Alberta, il y a les progressistes-conservateurs de Jason Kenney, que je n’aime pas du tout, et avant ça c'était les néo-démocrates, explique la jeune mère, mais ici, même si les partis ont tous le même nom, je trouve qu’ils sont très différents.

Elle s’est surprise à se laisser tenter par les promesses en santé des progressistes-conservateurs et charmer par la candidate de ce parti dans Antigonish, Michelle Thompson. Mais elle vote habituellement néo-démocrate, donc si elle pouvait voter cette fois-ci elle arrêterait son choix sur Moraig Macgillivray. Puisqu'elle est arrivée en Nouvelle-Écosse après le 17 janvier 2021, elle n’est pas admissible pour voter aux élections provinciales du 17 août.

Brian Boudreau marche sur la plage avec ses deux chiens.

Brian Boudreau affirme qu'il va voter, mais que la campagne électorale n'est pas impressionnante. La santé reste l'enjeu le plus important pour lui et il aime bien les idées avancées par les progressistes-conservateurs pour améliorer le système de santé.

Photo : Radio-Canada / Rebecca Martel

Brian Boudreau, pour sa part, est admissible et il a fait son choix. Tandis qu’il marche avec ses chiens le long de la plage, il ne tient pas à dévoiler ses allégeances politiques, mais il reconnaît qu’il aime ce qu’il entend d’un des partis.

C’est surtout les conservateurs et leur plan en santé, souligne Brian Boudreau. Je crois qu’ils sont sur la bonne voie.

Et malgré le fait qu’il trouve très important de s’informer et de voter, il dit que les chefs des partis dans la course ne font rien pour aider les électeurs à s'intéresser à la politique provinciale. La campagne n’est pas aussi intéressante que dans les années précédentes.

Brent Decoste debout devant de hautes herbes et la mer.

Brent Decoste se surprend à suivre plus attentivement la campagne électorale cette année. Il espère que le prochain gouvernement saura freiner l'inflation et aidera à régler la crise du logement dans la province.

Photo : Radio-Canada / Rebecca Martel

Brent Decoste n’est pas non plus emballé par la campagne électorale, mais il se surprend à faire plus attention à ce qui est dit.

Le père de deux enfants travaille sur la route et il dit qu'en sillonnant la Nouvelle-Écosse il voit les effets de la pandémie.

Lui aussi voudrait un meilleur système de santé, mais il s’inquiète aussi de l'inflation, du prix des matériaux de construction et du peu de logements disponibles.

Je le vois à travers la province quand je voyage pour le travail, dit Brent Decoste. Nous vivons une crise du logement et c'est vraiment important que tout le monde en Nouvelle-Écosse puisse avoir une place où vivre.

Il vote habituellement libéral, et il pense continuer en ce sens, mais cette fois, il se demande quand même si c’est la meilleure solution pour aider la province à se remettre de la pandémie.

Brent Decoste et tous les autres électeurs ont encore un peu de temps pour y penser et profiter de l'été d'ici le scrutin du 17 août.

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