•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une adjointe de Cuomo qui l'a accusé d'attouchements avait peur de son entourage

Chargement de l’image

Brittany Commisso lors d'une interview avec la correspondante de CBS Jericka Duncan sur « CBS This Morning », dimanche 8 août 2021, à New York.

Photo : Associated Press

Associated Press

Une adjointe d'Andrew Cuomo qui l'a accusé de l'avoir touchée de façon inappropriée a déclaré en entrevue qu'elle avait d'abord eu peur de s'identifier parce qu'elle craignait les représailles de ceux qui ont permis au gouverneur de l'État de New York d'agir de la sorte.

Brittany Commisso, une adjointe de M. Cuomo, a détaillé ses interactions avec le gouverneur démocrate dans une entrevue conjointe accordée au réseau de télévision CBS et à l'hebdomadaire Times Union, d'Albany, la capitale de l'État. L'entrevue a été diffusée lundi alors qu'un important comité législatif se réunissait pour discuter d'éventuelles audiences visant la destitution du gouverneur.

Mme Commisso s'était déjà exprimée auparavant, d'abord dans une entrevue accordée sous le couvert de l'anonymat au Times Union, l'hiver dernier, puis à titre de l'une des 11 femmes qui ont soutenu avoir été harcelées sexuellement par M. Cuomo. Ces allégations ont été détaillées dans un rapport du bureau de la procureure générale de l'État, la semaine dernière. Mme Commisso a également été la première femme à déposer une plainte au criminel contre M. Cuomo, en faisant une déposition au shérif du comté jeudi dernier. Mais elle n'avait pas pris la parole publiquement jusqu'ici.

« J'avais peur que si je devais me manifester et révéler mon identité, le gouverneur et ses ''facilitateurs'', comme j'aime les appeler, m'attaquent de façon vicieuse, diffament mon nom, comme je les avais vus et entendus faire auparavant. »

— Une citation de  Brittany Commisso

Mme Commisso, aujourd'hui âgée de 32 ans, a aussi expliqué qu'elle voulait protéger sa fille, mais elle a maintenant l'impression que dénoncer lui montre qu'elle a une voix.

De nombreux démocrates, dont le président Joe Biden, ont exhorté M. Cuomo à quitter ses fonctions. Selon un décompte de l'Associated Press, environ les deux tiers des membres de l'Assemblée législative de l'État de New York ont déclaré qu'ils étaient favorables à un procès en destitution s'il refusait de démissionner. Or, un vote à la majorité simple serait suffisant pour entamer un processus en destitution.

Chargement de l’image

Le gouverneur de New York Andrew Cuomo

Photo : Associated Press

Le comité judiciaire de l'Assemblée législative se réunissait à huis clos lundi pour discuter de la manière de conclure l'enquête en cours sur la conduite de M. Cuomo avec les femmes, mais aussi d'autres questions, y compris l'utilisation de son personnel pour l'aider avec son contrat de bouquin de 5 millions de dollars et la décision de son administration de ne pas divulguer à la population les statistiques complètes sur les décès dus à la COVID-19 dans les centres de soins de longue durée.

Notre enquête demeure confidentielle, comme il se doit, et au moment opportun – dès la fin du mois –, nous discuterons publiquement des preuves [entendues] de manière ouverte et transparente, a déclaré le président du comité, Charles Lavine, un démocrate de Long Island. Il a assuré que le comité s'était engagé à protéger tous les témoins contre les représailles et à donner à M. Cuomo l'occasion de se défendre.

Andrew Cuomo se lancera en tout cas dans ce combat sans son ancienne assistante principale, Melissa DeRosa, qui a démissionné dimanche soir, affirmant que les deux dernières années avaient été émotionnellement et mentalement éprouvantes pour elle. Le rapport rendu public par la procureure générale de l'État, Letitia James, a conclu que Mme DeRosa avait joué un rôle de premier plan dans les tentatives de protéger M. Cuomo contre les allégations de harcèlement sexuel.

Dans son entrevue, Mme Commisso a soutenu que l'attention que M. Cuomo lui accordait n'était pas une amabilité normale, comme il l'a caractérisée. Lui pensait peut-être que c'était normal, mais pour moi et pour les autres femmes à qui il a fait ça, ce n'était pas normal. Ça n'était pas bien reçu et ce n'était certainement pas consensuel, a-t-elle déclaré.

Elle a raconté que le gouverneur l'avait touchée de façon inappropriée pour la première fois le 31 décembre 2019, lorsqu'il a suggéré de prendre un égoportrait ensemble. J'ai pris la photo avec ma main droite et j'ai alors senti sa main descendre dans mon dos sur mes fesses, et il a commencé à les frotter. Sa main n'a pas glissé, il ne m'a pas involontairement effleurée : non, il a frotté mes fesses.

Mme Commisso a déclaré que M. Cuomo l'avait touchée une deuxième fois au manoir du gouverneur en novembre 2020. Il a nié à plusieurs reprises que l'épisode ait eu lieu.

L'Associated Press n'identifie généralement pas les victimes présumées d'inconduite sexuelle à moins qu'elles ne décident de s'exprimer publiquement, comme l'a fait Mme Commisso.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !