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L’agriculture, vulnérable face aux changements climatiques

un champ en Alberta. Les cultivateurs albertains attendent avec impatience de pouvoir ensemencer leurs champs.

Les cultivateurs albertains sont nombreux à souhaiter plus de pluie au cours des prochaines semaines.

Photo : Radio-Canada / Justin Pennell

Les producteurs agricoles ont toujours été tributaires du climat. Or, depuis quelques années, les changements climatiques imprévisibles transforment la manière de cultiver et obligent les agriculteurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean à protéger davantage leur gagne-pain.

Parfois, on marche sur un fil de fer, mais là on fait plutôt de la haute voltige avec le côté imprévisible du climat, a lancé le président de l’Union des producteurs agricoles du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Mario Théberge.

En entrevue à Radio-Canada, il fait rapidement référence au rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) qui presse les décideurs publics de prendre des mesures immédiates pour limiter les conséquences du changement climatique.

Ce qui s’annonce, c’est qu’il y a une tangente qui devrait difficilement changer, des sécheresses accrues, des inondations importantes, mentionne Mario Théberge. Chez nous, on a eu des épisodes de grêle.

Mario Théberge devant ses champs à Normandin.

Le président de la Fédération de l'union des producteurs agricoles du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Mario Théberge, devant ses champs en hiver à Normandin.

Photo : Radio-Canada

J’ai soixante ans et des épisodes de grêle quand j’étais jeune, c’est simple, il n’y en avait pas, poursuit-il. Pour vous dire, à l’époque, les programmes d’assurances payaient une fois tous les 15 ans. Mais maintenant de la grêle c’est tous les ans, va falloir penser à ajuster.

De plus en plus d’assurances volontaires

À l’heure des changements climatiques, l’Union des producteurs agricoles pense que les assurances sont indispensables.

Un producteur qui décide de ne pas s’assurer, on n’ira pas lui casser les jambes, mais c’est risqué, observe M. Théberge.

Dans certaines régions du Québec, moins de 50 % des producteurs sont assurés. Ce n’est pas le cas du Saguenay-Lac-Saint-Jean où l’adhésion est très forte. 80 % des membres de l’UPA sont assurés chez nous. Ce sont les aléas de mère Nature qui ont conduit à cette adhésion volontaire, ajoute-t-il.

M. Théberge rappelle que le 7 juillet dernier, un épisode de gel a eu lieu dans le Haut-du-Lac.

C’était rarissime de voir ça. Une gelée en juin, c’est tardif, en août, hâtif, mais en juillet, je ne sais pas, mais c’est vraiment imprévisible, souligne-t-il.

À la mi-saison, les maraîchers devraient tout de même avoir une bonne année, selon Mario Théberge. Les consommateurs sont au rendez-vous, le fourrage aussi ça a bien été, sauf pour le secteur de La Doré. Pour les bleuets, la production est très faible, mais le prix est intéressant.

Fortes chaleurs à prévoir au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Environnement Canada a publié un bulletin météorologique spécial. Une masse d’air chaud et humide est attendue dès mardi jusqu’à jeudi. Mario Théberge s’inquiète de la santé de certains animaux de bétail.

On nous annonce une canicule pour les prochains jours, les vaches laitières ne supportent pas la chaleur. Nos équipements et nos bâtiments sont-ils conçus pour ça? Les vaches peuvent avoir des soucis de santé, ça peut créer des avortements ou elles peuvent arrêter de manger.

Mario Théberge souligne que les producteurs se sont toujours adaptés, mais l’équation est de plus en plus complexe, conclut-il.

Selon une entrevue de Julie Bergeron

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