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Cinq choses à retenir du nouveau rapport du GIEC sur le réchauffement climatique 

De la fumée épaisse au dessus d'une forêt.

Le GIEC a publié des prédictions plus précises et plus graves pour le 21e siècle que dans sa dernière parution, en 2013.

Photo : Bernie Hudyma

Associated Press

Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), mandaté par les Nations unies, a publié un nouveau rapport, lundi, qui présente un état des lieux des connaissances scientifiques sur l'évolution du réchauffement climatique. Voici cinq choses essentielles à retenir.

Responsabilité humaine

Le rapport indique que pratiquement tout le réchauffement de la planète survenu depuis l'ère préindustrielle a été causé par la libération de gaz qui emmagasinent de la chaleur, comme le dioxyde de carbone et le méthane. Une large part de ce phénomène est attribuable aux humains qui brûlent des énergies fossiles, du charbon, de l'huile, du bois et du gaz naturel.

Selon les scientifiques, à peine une fraction du réchauffement observé depuis le 19e siècle peut s'expliquer par des causes naturelles.

Les objectifs de Paris

Presque tous les États ont ratifié l'accord de Paris sur le climat, en 2015, qui vise à limiter le réchauffement de la température de la planète d'ici 2100 à 2 degrés Celsius et idéalement même à 1,5 degré Celsius par rapport aux moyennes de la fin du 19e siècle.

Les quelque 200 co-auteurs du rapport ont analysé cinq scénarios et ont conclu qu'ils mènent tous à un réchauffement dépassant 1,5 degré dès la décennie 2030. Un rythme plus accéléré que prévu. Trois de ces scénarios mènent même directement à une hausse de 2 degrés Celsius au-dessus de l'ère préindustrielle.

Conséquences catastrophiques

Le document de plus de 3000 pages conclut que la fonte des glaciers et la hausse du niveau des mers s'accélèrent déjà. Des événements météorologiques extrêmes, notamment des tempêtes et des vagues de chaleur, devraient aussi s'aggraver et devenir plus fréquents.

La progression du réchauffement est déjà assurée en raison des gaz à effet de serre (GES) déjà libérés dans l'atmosphère par les humains. Cela signifie que même en réduisant immédiatement de manière radicale les émissions de GES, certains changements demeurent irréversibles pour des siècles à venir, mentionne le rapport.

Une lueur d'espoir

Si de nombreuses prévisions du rapport tracent un portrait sombre de l'impact des activités humaines sur la planète et des conséquences qui vont en découler, le GIEC estime toutefois que les fameux points de bascule comme un effondrement catastrophique de la calotte glacière et un ralentissement soudain des courants marins seraient peu probables, sans toutefois pouvoir être totalement écartés.

Le GIEC

Le groupe est composé d'experts indépendants rassemblés par des gouvernements et organismes dans le but d'établir le meilleur consensus scientifique possible au sujet de l'évolution des changements climatiques.

De nombreux scientifiques publient des rapports fréquents sur divers aspects du réchauffement climatique. Des documents sur lesquels les gouvernements s'appuient lorsqu'ils échangent sur les contributions que peut fournir chaque pays pour réduire les émissions de GES et s'adapter aux conséquences des changements climatiques.

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