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Les libéraux veulent imposer un passeport vaccinal en Nouvelle-Écosse

Iain Rankin marche en sortant de son autobus de campagne électorale, le 30 juillet 2021, à Halifax.

Le chef du Parti libéral de la Nouvelle-Écosse, Iain Rankin, souhaite implanter un passeport vaccinal en Nouvelle-Écosse.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

En Nouvelle-Écosse, le Parti libéral annonce qu’il va explorer la possibilité d’implanter un passeport vaccinal s’il est réélu lors des élections provinciales du 17 août. Les Néo-Écossais seraient alors contraints de présenter une preuve de vaccination pour manger au restaurant, pour magasiner ou pour fréquenter une salle de sport.

Dans un communiqué de presse, lundi matin, le Parti libéral affirme que la « ScotiaPass » permettrait d’appuyer les entreprises, tout en évitant une quatrième vague de COVID-19.

Je suis de plus en plus inquiet face à l’augmentation des cas de COVID-19 au pays et dans le monde, affirme le premier ministre sortant et chef du Parti libéral, Iain Rankin. Je crois qu’un certificat de vaccination pourrait nous aider à contenir le virus et à nous assurer que les Néo-Écossais sont en sécurité et que les entreprises peuvent prospérer.

Gros plan sur une main tenant un téléphone avec une application attestant que le porteur du certificat a été vacciné contre la COVID-19.

Le gouvernement du Québec a annoncé ses intentions d'instituer dès septembre l'utilisation d'une preuve vaccinale par les personnes qui ont reçu deux doses de vaccin.

Photo : Getty Images / Onfokus

Vendredi, le gouvernement de la Nouvelle-Écosse avait indiqué qu’il n’avait pas l’intention à ce moment-ci d’implanter un passeport vaccinal en suivant le modèle du Québec.

En Atlantique, le Nouveau-Brunswick et Terre-Neuve-et-Labrador ont également annoncé, vendredi, qu’ils ne comptaient pas suivre l’exemple du Québec.

Le Québec a annoncé jeudi qu’il comptait imposer un passeport vaccinal pour des services non essentiels - comme les restaurants, les bars, les salles de cinéma et les salles de sport - afin d’éviter un nouveau confinement généralisé.

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a déclaré qu'il appuyait l’idée du passeport vaccinal et qu'il envisageait même de rendre la vaccination contre la COVID-19 obligatoire pour certains employés fédéraux.

En France, le passeport sanitaire fait son entrée dans la vie des citoyens ce lundi.

Des manifestants brandissent des pancartes lors d'une manifestation contre le pass sanitaire, à Nantes en juillet 2021.

En France, des manifestants se sont mobilisés à de nombreuses reprises ces dernières semaines pour dénoncer l'utilisation obligatoire du pass sanitaire exigé par le gouvernement français.

Photo : AFP / Sébastien Salom-Gomis

Le document - qui prouve que la personne est vaccinée ou qu’elle a reçu un résultat négatif à un test de dépistage au cours des 72 dernières heures - est obligatoire pour aller au restaurant, au bar et au cinéma, ou pour prendre le train et l’avion. Il sera également demandé dans les hôpitaux, tant qu’il n’est pas un frein pour les soins utiles et urgents.

Une promesse électorale plutôt qu'une annonce

Le politologue Tom Urbaniak pose un regard plutôt critique sur cette annonce des libéraux, à une semaine du scrutin.

Selon lui, Iain Rankin aurait pu mettre en place le passeport vaccinal dès maintenant.

On a tenté de présenter M. Rankin comme quelqu’un qui suit le dossier de la COVID, mais en fin de compte, il n’a pas dit beaucoup. Il est toujours le premier ministre, s’il avait voulu annoncer que tout de suite on aura un passeport de COVID, il aurait pu le faire aujourd’hui même.

Le politologue Tom Urbaniak en entrevue.

Le politologue Tom Urbaniak en entrevue

Photo : Radio-Canada

Cette prise de position pourrait toutefois être avantageuse pour les libéraux, qui sont appréciés pour leur gestion de la pandémie.

Si l’annonce de ce matin fait en sorte que les Néo-Écossais "focussent" sur l’enjeu de la COVID, c’est peut-être une bonne chose pour les libéraux et pour M. Rankin. Mais, si on commence à analyser l’annonce, ça semble un peu indécis. Il s’engage à étudier le dossier.

Selon Tom Urbaniak, la position des libéraux n’est pas très différente de celles des autres partis - qui ont dit qu’ils allaient suivre les recommandations de la santé publique - mais cette promesse électorale pourrait forcer les néo-démocrates et les progressistes-conservateurs à préciser leur position.

Consultez notre dossier.

Avec des informations d'Héloïse Rodriguez-Qizilbash

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