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Pas de reprise du service avant vendredi ou samedi sur la ligne 1 de l'O-Train

Le train léger sous les câbles électriques qui l'alimentent en courant.

On s'attend à un retour en service vendredi ou samedi (Archives).

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

Radio-Canada

Les déplacements sont interrompus sur la ligne 1 de l'O-Train, à Ottawa, depuis lundi. On s'attend à un retour en service vendredi ou samedi.

Un service de transport de remplacement par autobus a été mis en place jusqu'à la reprise du service.

Notre équipe surveille le service et fait des ajustements pour répondre aux besoins des clients et pour leur permettre de respecter les mesures de distanciation physique, explique Troy Charter, directeur des opérations chez OC Transpo. On sait que c’est frustrant pour nos passagers, car les trajets sont plus longs, mais on fait tout ce qu’on peut pour diminuer l’impact.

Selon le service de transport, un conducteur a identifié un problème, dimanche soir, lors d'un déplacement de la station Tunney's Pasture vers le centre d'entretien.

Une inspection a permis de voir qu'un des dix essieux n'était pas sur les rails.

Aucun passager ne se trouvait à bord du train à ce moment-là et le train a été inspecté dimanche soir. Le service sera interrompu jusqu'à la résolution du problème.

En ce moment, une équipe travaille pour déterminer la cause de l’incident. On pense que c’est un problème avec le train, mais pas avec les voies ou les pistes. [...] C’est peut-être un incident isolé, mais on doit inspecter tous les trains [du même modèle] et c’est pour ça qu’on a arrêté le service. [...] Tant que nous n’avons pas l’assurance que c’est sécuritaire et fiable, on ne peut pas reprendre le service, explique M. Charter.

Le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) a envoyé une équipe d’enquêteurs à la station Tunney's Pasture d'OC Transpo. Le BST doit recueillir des informations et évaluer l'événement.

Dans une note transmise aux médias, mardi en fin de journée, la Ville assure que la suspension actuelle du service de la ligne 1 de l'O-Train n'entraînera aucun coût pour la Municipalité, précisant que le paiement mensuel à Rideau Transit Maintenance (RTM) est calculé en fonction de plusieurs facteurs, notamment la disponibilité du véhicule, la disponibilité de la station, les kilomètres parcourus et d'autres indicateurs.

La Ville pourrait donc bénéficier d'une déduction, indique la note, précisant toutefois que celle-ci n'a pas encore été calculée.

Les usagers en ont assez

Membre du groupe des usagers de transports en commun d’Ottawa, Laura Shantz se dit déçue de la situation actuelle, même si elle n'est pas surprise.

On a entendu pendant longtemps le Groupe de transport Rideau dire au comité de transports qu’ils allaient prendre du temps, au printemps et cet été, pour améliorer les rails et le service afin de s’assurer que tout aille bien à l’automne. Là, c’est presque la fin de l’été, on a des étudiants qui vont retourner, pour quelques-uns, en présentiel à l’université, des employés de la fonction publique fédérale... Pour eux, de voir encore les problèmes, ce n’est pas seulement embêtant, c’est qu‘ils perdent confiance envers le train léger, dit-elle.

C’est difficile de dire que le train, c’est le choix le plus facile, le plus pratique, quand il y a toujours des problèmes.

Une citation de :Laura Shantz, membre du groupe des usagers de transports en commun d’Ottawa

Mme Shantz a entendu plusieurs usagers se plaindre des problèmes récurrents du train léger. Selon elle, il faudra rebâtir la confiance.

Pour rebâtir la confiance, il nous faut un service sans interruption, mais en même temps, maintenant, quand il y a quelque chose de majeur comme ça, il faut arrêter [le service] pour que le BST fasse une enquête. Ça nous donne plus d’informations, donc on est très content qu’il passe du temps pour faire une bonne enquête et, j’espère, donner les résultats au public, pas juste un rapport en comité à huis clos. Car pour redonner confiance, il faut que tout le monde sache ce qu’il s’est passé et comment l’éviter.

Avec les informations de Christian Milette

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