•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

BC Ferries peine à recruter en raison d’une pénurie de main-d'œuvre

Chargement de l’image

Cette semaine, faute de personnel, la compagnie a été obligée d'annuler deux voyages (archives).

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Radio-Canada

L’entreprise BC Ferries souhaite embaucher une centaine de personnes pour travailler sur ses traversiers. Mais, partout dans le monde, le secteur est confronté à une pénurie de main-d'œuvre.

Nous recherchons activement environ 60 officiers et 50 autres postes-clés, annonce Mark Collins, président-directeur général de BC Ferries dans un communiqué. Malheureusement, en raison d'une pénurie mondiale, les marins qualifiés sont difficiles à trouver, déplore-t-il.

Faute de personnel, l’entreprise a annulé deux voyages entre Victoria et Vancouver mercredi soir. Il a été compliqué de trouver des remplaçants rapidement, explique le PDG.

De nombreux départs à la retraite

Le manque de main-d'œuvre est de plus en plus criant, partout dans le monde, que ce soit pour des postes de capitaine, second, ingénieur en chef ou même de marin débutant. 

La pénurie est due en grande partie à un manque de renouvellement de la main-d'œuvre et aux départs à la retraite. 

Dans un rapport publié en 2019, le Syndicat mondial des marins estimait que 20 % de ses membres partiraient à la retraite d'ici 5 ans.

Dans son rapport le plus récent, le syndicat indique que d’ici 2026, le secteur aura besoin d’environ 89 500 officiers supplémentaires dans le monde. Or, actuellement, il manque déjà plus de 26 200 officiers certifiés, précise le document.

Le capitaine Philip McCarter, vice-doyen du département maritime de l'Institut de technologie de la Colombie-Britannique (BCIT), assure que l'école fait tout pour promouvoir ses programmes. Mais selon lui, il est difficile d'attirer des étudiants vers un secteur qui n’est pas mis en lumière.

Il y a beaucoup de concurrence pour essayer d'attirer les jeunes, au moins pour qu’ils se lancent dans le métier, puis qu’ils y restent, souligne Philip McCarter.

Il raconte que les étudiants qui sortent des programmes maritimes du BCIT sont immédiatement recrutés. 

Une concurrence acharnée

Il explique que les entreprises n’hésitent pas non plus à aller débaucher les salariés de leurs concurrents.

Les avantages [sociaux offerts par les compagnies] deviennent importants, pas seulement les salariés, remarque le capitaine.

Selon lui, BC Ferries recrute activement et s'assure que ses salariés soient choyés, avec l’avantage de ne pas être en mer durant de longs mois d’affilée.

Mais, même si la compagnie réussit à recruter, la partie ne sera pas gagnée d’après M. McCarter. Il craint qu’avec la levée des restrictions et l’augmentation des croisières, le débauchage d’employés ne s’intensifie.

Ça ne va faire que prendre de l'ampleur, annonce-t-il.

D'après les informations de Cathy Kearney

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !