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La GRC doit embaucher plus de 5000 femmes pour répondre aux normes d'équité

Une femme blonde devant un panneau RCMP-GRC.

La Gendarmerie royale du Canada affirme qu'elle doit embaucher plus de 5100 femmes dans des postes réguliers pour combler un manque à gagner de 27 %.

Photo : Radio-Canada / Camille Gris Roy

Radio-Canada

Après des années à être visée par des scandales concernant les comportements toxiques et le harcèlement sexuel existant dans ses rangs, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) admet qu'elle se doit d’embaucher plus de femmes et de membres des minorités visibles afin de satisfaire aux normes d'équité en matière d'emploi du gouvernement fédéral.

Dans un dépliant de six pages résumant sa stratégie d'équité, d'inclusion et de diversité, le service de police affirme qu'il doit embaucher plus de 5100 femmes dans des postes réguliers, pour combler un manque à gagner de 27 %.

En ce qui concerne l'embauche de membres des minorités visibles, la GRC fait état d'un déficit d'environ 1140 membres réguliers, soit 6 % du total.

Le corps de police n'a cependant pas d'objectifs pour l'embauche d'un plus grand nombre d'Autochtones, même si des données publiées précédemment montrent que de nombreux agents autochtones partent pour se trouver du travail ailleurs.

Des objectifs sont requis lorsqu'il y a un écart de représentation par rapport à la disponibilité de la main-d'œuvre, a écrit la GRC dans une déclaration aux médias. À l'heure actuelle, il n'y a pas d'écart pour les membres réguliers autochtones.

En avril 2020, on comptait 1397 Autochtones dans les rangs de la GRC, environ 7 % du total de ses membres.

Dans le dépliant résumant sa stratégie, la GRC indique qu'elle veut aussi établir des objectifs pour ses dirigeants et ses gestionnaires en ce qui concerne la compréhension de la nature du racisme et des préjugés inconscients, et compte leur offrir une formation à ce sujet.

Elle assure également qu’elle considère la lutte contre le racisme systémique comme une priorité.

L’importance de l’imputabilité

Calvin Lawrence, un caporal retraité d'Ottawa qui a vécu du racisme en tant que Noir, considère pour sa part que la GRC devrait également tenir ses agents responsables de leur comportement raciste.

Il se rappelle notamment être entré dans la section des drogues d'un détachement de Toronto au milieu des années 90 et avoir vu une affiche raciste sur le mur où l’on pouvait lire le mot en« n » dans la légende.

Tous ceux qui travaillaient dans ce bâtiment, qui travaillaient à cet étage, tous les gradés, ont vu ça. Et rien n'a été dit et rien n'a été fait, déplore-t-il.

Quant à Janet Merlo, une ancienne agente de la GRC qui a démissionné en 2010 et qui est devenue l'une des principales plaignantes dans un recours collectif de plusieurs millions de dollars pour harcèlement sexuel, elle juge que la GRC a fait trop peu par le passé pour sanctionner les agents ayant un mauvais comportement.

Ce qui n'est pas fait, c'est le travail difficile qui consiste à rechercher les harceleurs, à les trouver et à s'occuper d'eux, dit-elle.

D'après un texte de Raffy Boudjikanian de CBC

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