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Yémen : nouvel émissaire de l'ONU pour des négociations dans l'impasse

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L'ancien émissaire, Martin Griffiths, en vidéoconférence au Conseil de sécurité de l'ONU en décembre 2018.

Photo : Associated Press / Eskinder Debebe

Agence France-Presse

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a annoncé la nomination du diplomate suédois, Hans Grundberg, comme nouvel émissaire pour le Yémen, après le départ du Britannique Martin Griffiths, qui avait dressé un constat d'échec des négociations pour régler ce conflit dévastateur.

Comme son prédécesseur, le Mauritanien Ismaïl Ould Cheikh Ahmed, Martin Griffiths n'a pas réussi à mettre un terme à ce conflit de sept ans entre les rebelles Houthis proches de l'Iran et le gouvernement yéménite, soutenu depuis 2015 par l'Arabie saoudite.

Antonio Guterres a annoncé aujourd'hui la nomination du Suédois Hans Grundberg au poste d'émissaire spécial pour le Yémen, a déclaré l'ONU dans un communiqué publié vendredi soir.

Ambassadeur de l'Union européenne au Yémen depuis 2019, M. Grundberg apporte plus de 20 ans d'expérience dans les affaires internationales, dont plus de 15 ans de travail dans le règlement de conflits, les négociations et la médiation, notamment au Moyen-Orient, a ajouté l'organisation.

Le gouvernement yéménite a salué samedi sur Twitter cette nomination et réaffirmé son engagement à parvenir à une paix juste et durable. Les Houthis n'ont pas officiellement réagi à l'annonce de l'ONU.

L'Arabie saoudite a également salué la nomination du nouvel émissaire.

« Le royaume continuera à soutenir tous les efforts déployés pour parvenir à une solution politique. »

— Une citation de  Fayçal ben Farhane, ministre saoudien des Affaires étrangères

En juin, Martin Griffiths, devenu secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires, avait dressé devant le Conseil de sécurité de l'ONU un constat d'échec de ses efforts pour mettre un terme à la guerre meurtrière dans ce pays, à l'issue de ses trois ans de mission.

Son successeur, Hans Grundberg, dirigeait le département du Golfe au sein du ministère des Affaires étrangères de son pays lorsque celui-ci accueillait les négociations ayant abouti en 2018 à l'accord de Stockholm, sur la démilitarisation de la ville portuaire stratégique de Hodeida, principal point d'entrée de l'aide humanitaire au Yémen.

Depuis 2014, le conflit a fait des dizaines de milliers de morts au Yémen, selon différentes organisations humanitaires. Plus des deux tiers des 30 millions d'habitants, confrontés à des risques accrus d'épidémies et de famine, dépendent de l'aide internationale. C'est, selon l'ONU, la pire crise humanitaire au monde.

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