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Repensons Lévis présente un premier candidat de la diversité contre Gilles Lehouillier

Un homme portant des lunettes sourit devant un arbre vert

Elhadji Mamadou Diarra veut être un ''porteur d'espoir'' pour les nouveaux arrivants et les encourager à s'impliquer davantage au sein de leur société d'accueil.

Photo : Gracieuseté/Repensons Lévis

Repensons Lévis opposera le premier candidat issu de la diversité de l’histoire de la ville au maire sortant, Gilles Lehouillier. Elhadji Mamadou Diarra veut briser l’hégémonie de Lévis Force 10 au conseil municipal et assure ne pas être le plan B de sa formation politique, après le désistement de Dominique Vien, récemment pressentie à la chefferie de Repensons Lévis.

Initialement, j’étais le plan A! assure Elhadji Mamadou Diarra. Approché dès janvier dernier pour diriger le parti, l’homme de 48 ans, père de deux enfants, a d’abord décliné l’offre. C’est après coup que Mme Vien est arrivée dans l’échiquier. Je n’ai jamais été le plan B, assure celui qui tentera, le 7 novembre prochain, de prendre les rênes de l’hôtel de ville.

La ministre du Travail, Dominique Vien

L'ancienne ministre libérale du Travail, Dominique Vien

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Les raisons de son refus initial? Il voulait connaître les rouages de la politique municipale avant de convoiter l'hôtel de ville. Je suis de l’école des petits pas, souligne ce nouveau venu dans le paysage politique de Lévis. Je voulais commencer tranquillement, d’abord comme conseiller dans un district.

Le plaisir croît toutefois avec l’usage. À force de s’engager dans l’arène politique, de rencontrer les citoyens et les citoyennes et de travailler avec son équipe, il a pris goût à la chose publique. Au point de revenir sur sa décision et d’annoncer, samedi matin, qu’il portera l’étendard de Repensons Lévis dans sa tentative de conquérir la mairie.

Un des objectifs d'Elhadji Mamadou Diarra sera de rompre le monopole de Lévis Force 10 au conseil municipal, où les 15 élus s’alignent tous derrière le maire Lehouillier.

« À l'hôtel de ville, il y a un maire et 15 conseillers, tout le monde est du même parti. Il y a des quartiers où les gens sont entrés par acclamation; ça fait mal à la démocratie. Il n'y a pas d'options, il n'y a pas d'options du tout. »

— Une citation de  Elhadji Mamadou Diarra, chef de Repensons Lévis

Si Elhadji Mamadou Diarra doit encore se faire un nom sur la scène politique municipale, il est déjà connu dans plusieurs milieux à Lévis. Résident de la ville depuis une dizaine d’années, engagé au sein de l’organisme Le Tremplin Lévis depuis 2013, il voit, dans l’engagement politique, un autre moyen de redonner à la communauté.

C’est une façon de bâtir quelque chose de plus grand que nous-mêmes, dit ce Sénégalais d’origine, établi au Québec depuis 26 ans. Premier candidat issu de la diversité à briguer la mairie de Lévis, il promet de diriger la ville en vertu des valeurs de respect, d’entraide et de considération qui l’ont vu grandir.

La politique municipale, c’est une politique de proximité, croit Elhadji Mamadou Diarra. Je veux que [les gens] se sentent impliqués dans les décisions qui vont se prendre à l'hôtel de ville.

Il promet d’accorder une grande importance au respect s’il remporte les suffrages, autant envers les employés municipaux que la population. C’est fondamental et c’est vraiment important pour nous, souligne le candidat, marquant un contraste à peine voilé avec le dernier mandat du maire sortant, entaché par des plaintes de harcèlement psychologique ultimement rejetées par la CNESST.

Gilles Lehouillier, maire de la Ville de Lévis, en mêlée de presse

Gilles Lehouillier, maire de la Ville de Lévis, en mêlée de presse.

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Administrateur de formation, détenteur d’une maîtrise en finance et maintenant conseiller en stratégies d’affaires dans la grande institution financière pour laquelle il travaille depuis 22 ans, Elhadji Mamadou Diarra entend stimuler l’économie dans tous les quartiers de la municipalité.

« Je veux développer une signature économique pour notre ville. La rendre attrayante pour que ce soit une ville où il fait bon vivre, où l’ensemble des districts a une vitalité économique, sociale et culturelle.  »

— Une citation de  Elhadji Mamadou Diarra, chef de Repensons Lévis

Pour ce faire, la formation politique promet d’améliorer l’urbanisme et le développement immobilier, qui manque peut-être d’un peu de vision à l’heure actuelle, selon Elhadji Mamadou Diarra.

Enfin, le nouveau chef de Repensons Lévis n’entend pas négliger l’environnement. Pour lui, assure-t-il, le développement économique doit se faire en équilibre avec la protection de la nature et du filet social.

Un grand sage disait : ''Nous n’héritons pas la Terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants''. C’est mon objectif : donner un monde plus intéressant à la génération qui nous suivra.

Repensons Lévis a présenté, jusqu’à maintenant, sept autres candidats. Il s’agit de Mireille Bélanger, dans Saint-Nicolas; de Sylvain Gagnon, dans Saint-David; de Sébastien Arsenault, dans Taniata; de Carl Lavoie, dans Pintendre; de Daniel Saindon, dans Charny; de Gaston Gourde, dans Christ-Roi; de Liz-Anne Picard, dans Lauzon et de Patricia Turcotte, dans Bienville.

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