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Des centaines de magasins de cannabis risquent de lutter pour leur survie

Une file d'attente devant un magasin de cannabis d'Ottawa.

Un magasin de cannabis Superette à Ottawa (archives)

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Radio-Canada

Alors que la ville d’Ottawa devrait voir se décupler le nombre de magasins de cannabis d’ici la prochaine année, les détaillants déjà existants, qui tentent de tirer leur épingle du jeu dans un marché légal encore fragile, ne cachent pas leur inquiétude.

Je pense que nous devrions fixer un plafond, a déclaré la directrice de l’exploitation de Collective Growers, Karen Nguyen, qui a ouvert des succursales à Ottawa et à Pembroke, en plus d’attendre les autorisations nécessaires pour en ouvrir trois autres dans la capitale nationale.

Augmentation des magasins de cannabis :

  • Nombre de magasins à Ottawa en janvier 2021 : environ 12
  • Nombre de magasins estimés à Ottawa en janvier 2022 : environ 126
  • Nombre de magasins de cannabis en Ontario en mars 2020 : 52
  • Nombre de magasins de cannabis en Ontario en mars 2021 : 572
  • Nombre de magasins de cannabis en Ontario d’ici septembre 2021 : 1000


Sources : CBC et Ontario Cannabis Store

Je pense que d’ici la fin de l’année, nous devrions arrêter à ceux qui ont déjà déposé une demande, a poursuivi la femme d’affaires.

Portrait de Karen Nguyen.

Karen Nguyen espère que sa prochaine succursale, située sur la rue Sparks, connaîtra un succès.

Photo : CBC/Amanda Pfeffer

Avec une telle augmentation du nombre de magasins, les ventes de cannabis ont inéluctablement gagné en importance, passant de 41 millions $ en mars 2020 à 103 millions $, un an plus tard.

Selon un analyste pour le compte de TheCannalysts, Craig Wiggins, les ventes ont beau avoir doublé, les nouveaux magasins doivent se contenter d’une maigre part du gâteau.

Il n’y a aucune chance qu’ils survivent tous.

Une citation de :Craig Wiggins, analyste pour le compte de TheCannalysts

L’expert a donné en exemple l’Alberta, qui a vu certains commerces de cannabis fermer leurs portes dans un marché qui s’est développé avant celui de l’Ontario.

Le capitalisme est une maîtresse très capricieuse parfois. Cette saturation va pousser certains joueurs à partir, a-t-il prédit dans un élan de confiance.

Baisse des prix

Pendant que le nombre de magasins augmente en Ontario, le prix du cannabis, lui, n’a cessé de baisser. Dans certains cas, il a même diminué de moitié en comparaison au prix de vente avant la pandémie de COVID-19.

L’Ontario cherche également à baisser les prix pour éviter que le marché noir soit plus avantageux pour les consommateurs. À cet effet, certains organismes, comme Statistique Canada, lèvent le drapeau rouge puisque, selon eux, les ventes légales commencent à se rapprocher des ventes illicites.

Le conseiller municipal du quartier Rideau-Vanier, à Ottawa, Mathieu Fleury, s’était déjà inquiété du nombre grandissant de magasins qui ouvrent dans certains quartiers, chose qui nécessite une surveillance plus stricte.

Mathieu Fleury accorde une entrevue à l'extérieur, un masque autour du cou.

Mathieu Fleury, conseiller municipal du quartier Rideau-Vanier d'Ottawa (archives)

Photo : Radio-Canada / Hugo Belanger

Jusqu’à maintenant, la province impose peu de restrictions quant aux limites de l’emplacement d’un magasin. Il doit, par exemple, garder une certaine distance par rapport à une école.

D'après Karen Nguyen, de Collective Growers, les dernières étapes à franchir avant l’ouverture d’une nouvelle succursale comportent leur lot de défis. Selon elle, il est très difficile de trouver des entrepreneurs pour aménager un magasin en pleine pandémie. Certains gens d’affaires avaient choisi un endroit clé avant la pandémie, mais ils ont depuis constaté que ledit endroit était moins judicieux, a ajouté Mme Nguyen.

Avec les informations d’Amanda Pfeffer, CBC

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