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Restrictions sanitaires et garderies subventionnées : Jason Kenney répond à Ottawa

Jason Kenney, vu de profil, avec le doigt levé.

Concernant les garderies subventionnées, le premier ministre de l'Alberta, Jason Kenney, critique le gouvernement de Justin Trudeau, qu’il accuse de favoritisme envers certaines provinces comme le Québec (archives).

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

En réponse aux critiques d’Ottawa qui s’inquiète de la décision de l’Alberta de supprimer les dernières restrictions sanitaires en place dans la province, le premier ministre albertain Jason Kenney accuse la ministre fédérale de la Santé, Patty Hajdu, d’avoir été négligente au début de la pandémie.

L’Alberta n’acceptera pas de leçon de la ministre Hajdu, a déclaré Jason Kenney lors d’une conférence de presse vendredi.

Interrogé au sujet de la lettre envoyée par la ministre à son homologue albertain cette semaine, Jason Kenney a fortement critiqué la gestion de la ministre au début de la pandémie.

Je trouve cela très ironique de la part d’une ministre qui a refusé de fermer les frontières [pour les personnes en provenance] des zones à haut risque au tout début de la pandémie, ce qui a facilité l’entrée du virus au Canada. [...] Elle n’a toujours pas assumé la responsabilité de cette décision incompétente et dangereuse, a-t-il affirmé.

Jason Kenney a accusé également Mme Hajdu d’avoir suivi aveuglément les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de ne pas avoir recommandé le port du masque au début de la crise sanitaire.

Il a ajouté que la décision de la province de supprimer toutes les restrictions sanitaires est basée sur les recommandations de la médecin hygiéniste en chef de l’Alberta, Deena Hinshaw.

« Je respecte les conseils d’expert [de Deena Hinshaw] et il serait apprécié que le gouvernement fédéral fasse de même. »

— Une citation de  Jason Kenney, premier ministre albertain

Système de garderies pancanadien

Également questionné au sujet de la récente entente conclue entre Québec et Ottawa sur le financement du système québécois de garderies subventionnées, Jason Kenney n’a pas mâché ses mots.

Il a critiqué le gouvernement de Justin Trudeau, qu’il a accusé de favoritisme envers certaines provinces comme le Québec.

Nous demandons la même entente que celle conclue avec le Québec, a-t-il déclaré.

Jeudi, le premier ministre canadien Justin Trudeau a annoncé qu’Ottawa injectera jusqu'à six milliards de dollars d'ici cinq ans dans le système de garderies québécois afin de créer des milliers de nouvelles places.

Le fédéral n'imposera aucune exigence à Québec sur la façon dont ces sommes seront investies, ce que demande le gouvernement albertain depuis le début de ses négociations avec le fédéral.

Ottawa nous a dit non. [...] Apparemment, certaines provinces sont plus égales que d’autres, a lancé Jason Kenney.

Dans une déclaration par courriel, l’attachée de presse du Cabinet du ministre fédéral de la Famille, des Enfants et du Développement social, Mikaela Harrison, affirme que les provinces et les territoires qui ont signé une entente avec Ottawa se sont tous engagés à offrir un prix moyen de 10 $ par jour pour tous les espaces réglementés.

Selon elle, ils se sont également engagés à créer un plus grand nombre de places en garderies réglementées ainsi qu’à faire des investissements importants pour soutenir les éducateurs de la petite enfance.

Jusqu'à présent, le gouvernement de l'Alberta ne s'est pas engagé à respecter ces normes, dit-elle.

Une réponse hypocrite

De son côté, l'organisme de défense de l'intérêt public Public Interest Alberta qualifie l’attitude du gouvernement albertain d’hypocrite.

Il souligne que le Québec, contrairement à l’Alberta, investit depuis plus de 20 ans dans un système de garderies publiques.

Il dénonce également la décision du gouvernement de Jason Kenney de mettre un terme au projet pilote de garderies à 25 dollars par jour.

Ils ont démontré à plusieurs reprises qu’ils ne souhaitent pas bâtir un système robuste dont l’objectif est le bien public, mais [souhaitent] plutôt soutenir des initiatives privées conduites par le marché, affirme le directeur général de l’organisme, Bradley Lafortune, dans un communiqué.

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