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Parkside Extendicare : culpabilité et impuissance pour les familles face à l'éclosion

Une résidente d'un centre de soins de longue durée.

Marie Albert, une résidente de Parkside Extendicare, a survécu à la COVID-19. (archives)

Photo : Fournie par Brian Albert

Radio-Canada

De nombreuses familles se sont senties coupables de ne pas avoir pu en faire plus pour leurs proches après l'éclosion mortelle de COVID-19 au centre de soins de longue durée Parkside Extendicare, à Regina.

C'est ce qui est souligné dans le rapport de 120 pages de l'ombudsman de la Saskatchewan, Mary McFadyen, publié jeudi.

On m'a dit d'aller voir le prêtre et de m'assurer que j'avais mis toutes mes affaires en ordre parce que le jour suivant allait être critique pour ma mère, a déclaré Brian Albert, dont la mère, âgée de 98 ans, avait contracté la COVID-19. Cette dernière a finalement survécu au virus.

« C'est la troisième fois que je fais cela avec ma mère depuis qu'elle est là-bas. Deux fois pour une infection et une fois pour le coronavirus. Elle a survécu chaque fois. »

— Une citation de  Brian Albert, fils d'une résidente du centre Parkside Extendicare

En tout, au foyer de soins de longue durée de Regina, 39 résidents ont perdu la vie en raison de la COVID-19 sur une période de 62 jours l'hiver dernier.

De plus, 194 des 198 résidents ont été infectés par la COVID-19 entre novembre 2020 et janvier 2021.

Aucun adieu

Certaines familles ont déclaré pendant l’enquête qu’aucun membre du personnel ne les avait appelées personnellement après le décès de leur proche.

« Une personne nous a dit que, une fois que la pandémie avait commencé, elle n'a pas pu faire de câlins à sa mère, ce dont cette dernière raffolait. La résidente avait l'impression que sa famille l'avait oubliée. »

— Une citation de  Extrait du rapport de l'ombudsman de la Saskatchewan

La dame a passé les derniers mois de sa vie sans amour ni affection de la part de sa famille et a fini par mourir seule, peut-on lire dans le rapport de 120 pages de Mary McFadyen.

Un membre d'une autre famille a affirmé que, lorsqu'une résidente a été déclarée infectée par la COVID-19, le personnel l'a déplacée dans une autre aile de l'établissement.

Ses proches ne pouvaient plus la contacter, car elle n'avait plus accès à son téléphone, indique le rapport.

Après avoir laissé de nombreux messages à la direction qui, dit cette personne, l'a mise en colère, on a fini par déplacer son téléphone près d'elle, peut-on lire dans le rapport.

13 épidémies entre janvier et juillet 2020

Les autorités de la santé ont déclaré au bureau de l'ombudsman que la résidence Parkside Extendicare avait toujours connu plus d'épidémies de diverses maladies que tout autre établissement de soins de longue durée de la province.

Avant l'épidémie de COVID-19, qui y a commencé le 20 novembre 2020, l'Autorité de la santé de la Saskatchewan avait déclaré 13 autres types d'épidémies dans l'établissement entre janvier et juillet 2020.

Parmi ces éclosions, 11 étaient liées à des problèmes respiratoires, une autre concernait des vomissements, et une autre, la gale, indique le rapport.

Ce dernier explique ce phénomène ainsi : Il y a quatre résidents par chambre, il y a généralement beaucoup de monde, et l'infrastructure ne se prête pas au contrôle des maladies.

Le gouvernement de la Saskatchewan indique qu’il étudiera sa relation avec le groupe Extendicare, groupe, qui gère cinq centres de soins de longue durée dans la province.

Nous examinons toutes nos options, a déclaré le ministre responsable des Aînés, Everett Hindley.

Avec les informations de Mickey Djuric

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