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Une ancienne adjointe du gouverneur de New York dépose une plainte à la police

Portrait d'Andrew Cuomo.

Une première plainte de harcèlement sexuel contre le gouverneur de l'État de New York, Andrew Cuomo, a été déposée par une femme à la police.

Photo : Associated Press / Bureau du gouverneur de New York

Associated Press

La femme accusant le gouverneur de l'État de New York de lui avoir saisi les seins dans sa résidence officielle a déposé une plainte contre lui, a signalé vendredi le bureau du shérif du comté d'Albany.

La plainte enregistrée jeudi est la première démarche judiciaire entreprise auprès d'un corps policier par une présumée victime des prétendues inconduites sexuelles d'Andrew Cuomo. Le bureau du shérif n'a pas transmis de copie de la plainte.

La plainte provient de l’une des 11 femmes citées dans une enquête indépendante. Selon plusieurs médias américains, la femme est anonymisée sous l'appellation assistante de direction .1 dans le rapport.

Le shérif Craig Apple a déclaré au New York Post que le gouverneur démocrate pourrait être arrêté si les enquêteurs jugeaient qu'il a commis un crime.

Si la plainte semble étayée, il y aura arrestation. Ce sera au procureur de déterminer s'il va de l'avant avec les procédures, a-t-il dit. Nous n'allons pas accélérer ou retarder l'examen de la plainte parce qu'elle concerne le gouverneur.

La plaignante soutient que M. Cuomo a placé ses mains sous son chandail et lui a touché les seins quand ils étaient seuls dans la résidence officielle, l'an dernier. Elle a aussi dit aux enquêteurs du procureur général que le gouverneur lui avait tâté les fesses lors de la prise d'une photo.

Les avocats ripostent

Le gouverneur nie pour sa part avoir touché qui que ce soit de manière inappropriée. Ses avocats ont reconnu que la femme et lui étaient ensemble ce jour-là, mais affirment qu'il ne lui a jamais saisi les seins.

De leur côté, les avocats du gouverneur ont pris la parole pour accuser de partialité les enquêteurs missionnés par la procureure générale de l'État de New York, Letitia James, et pour chercher à démontrer que certains témoignages étaient faux.

Cette enquête a été conduite de manière à soutenir une histoire préconstruite, a poursuivi vendredi après-midi l'une de ses avocates, Rita Glavin.

Elle a notamment déploré que le gouverneur n'ait pas eu accès avant sa diffusion au rapport de 168 pages pour donner sa version des faits officielle ni aux verbatim intégraux des témoignages. Andrew Cuomo avait longuement été entendu par les enquêteurs en juillet.

L'avocate a aussi diffusé un déroulé de la journée du 16 novembre 2020, notamment à partir de courriels, censés montrer que la plaignante a échangé avec ses collègues sur un ton léger ce jour-là.

Appels à la démission

Les demandes de démission ou de destitution se sont multipliées après qu'un comité d'enquête indépendant eut conclu que M. Cuomo avait sexuellement harcelé 11 femmes et avait tenté de prendre des mesures de représailles contre l'une de ses accusatrices.

Des avocats de l'Assemblée législative de l'État de New York ont transmis jeudi une lettre au gouverneur, lui donnant jusqu'au 13 août pour répondre aux allégations ou fournir des documents étayant sa défense.

Le comité judiciaire de l'Assemblée compte se réunir lundi pour discuter de la possibilité d'entreprendre une procédure de destitution. Une majorité d'élus ont déjà indiqué qu'ils opteraient pour cette démarche si M. Cuomo ne démissionnait pas.

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