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Un syndicat de fonctionnaires s’attendait à une possible vaccination obligatoire

Une seringue et la bouteille contenant le vaccin.

Alors que les États-Unis viennent de rendre la vaccination obligatoire pour tous les fonctionnaires fédéraux, le gouvernement Legault et les employeurs québécois pourraient-ils à leur tour opter pour une telle mesure?

Photo : CBC

Radio-Canada

Devant la possibilité qu’Ottawa puisse rendre la vaccination obligatoire pour certains fonctionnaires fédéraux, l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC) n’a pas tardé à réagir, insistant sur le fait qu’elle protégera les salariés « qui ne sont pas ou qui ne peuvent pas être vaccinés ».

Qu’est-ce qui sera fait pour ces fonctionnaires-là? Nous serons là pour les défendre pour qu’ils continuent de travailler et d’offrir de bons services aux Canadiens avec de bonnes conditions de travail adéquates, a déclaré le vice-président national de l’IPFPC, Stéphane Aubry.

Un homme en entrevue à Radio-Canada.

Stéphane Aubry s'attendait à ce que le sujet soit à l'ordre du jour au Canada (archives).

Photo : Radio-Canada

Plus tôt jeudi, le premier ministre Justin Trudeau a dit qu'il avait demandé à la greffière du Conseil privé par intérim, Janice Charette, de déterminer quels employés devront obligatoirement avoir reçu leurs deux doses de vaccin contre la COVID-19 pour entrer au travail.

À cela, Stéphane Aubry a avoué qu’il n’a pas été surpris que cette possibilité soit mijotée en sol canadien, puisque le président américain Joe Biden a récemment rendu obligatoire la vaccination chez les fonctionnaires fédéraux.

On espérait plus de flexibilité au Canada, mais on s’attendait à ce que certains types de métiers aient cette obligation-là, a déclaré le vice-président de l'un des principaux syndicats représentant les fonctionnaires.

L’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) a déclaré qu’elle serait en mesure de commenter [...] une fois que le gouvernement aurait présenté la proposition de mesures spécifiques qu’il souhaite introduire et des détails sur les travailleurs qui seraient touchés.

Dans cette déclaration publiée sur son compte Twitter, l’AFPC a exhorté Ottawa à fournir une position claire dès que possible et a dit s’attendre à ce que les syndicats soient consultés avant la prise de cette décision.

Le syndicat a ajouté que le gouvernement devait s’assurer que toutes les mesures qu'ils proposent tiennent compte de la santé et de la sécurité de nos membres, des droits de la personne ainsi que de leur vie privée et de la protection du public.

Les avis des docteurs

Mis au parfum de cette possibilité évoquée par Justin Trudeau, l’administrateur en chef adjoint de la santé publique du Canada, le Dr Howard Njoo, a répondu que c’est toujours la perspective de la santé publique de vacciner le plus grand nombre de Canadiens rapidement.

Si on veut atteindre le 80 % de Canadiens vaccinés à double dose, et pourquoi pas 90 %, il y a une gamme d’outils et de moyens [comme] fournir l’information crédible et les données probantes pour qu’ils prennent la décision [de se faire vacciner] volontairement, a-t-il dit lors d'un point de presse.

Howard Njoo et Theresa Tam sont assis derrière une table et regardent leurs notes. Sur un écran, au fond de la salle, sont projetées des données sur la COVID-19 au Canada.

Le Dr Howard Njoo est l'adjoint de l'administratrice en chef de la santé publique du Canada, la Dre Theresa Tam (archives).

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Quant au médecin hygiéniste du Bureau de santé de l'est de l'Ontario, le Dr Paul Roumeliotis, il s’est dit favorable à la vaccination obligatoire dans certains secteurs, notamment pour les travailleurs de la santé et le personnel des écoles. Il est également ouvert à cela pour les fonctionnaires.

Je comprends que des gens vont se plaindre de droits de l'homme et tout, mais il faut comprendre que nous sommes dans une bataille entre un haut taux de vaccination et le variant Delta. On mène, pour l’instant, mais il faut continuer.

Avec les informations de Julie-Anne Lapointe, d’Antoine Trépanier et de La Presse canadienne

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