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Agression sexuelle dans une école : des parents de Whitehorse inquiets

Une petite fille assise seule dans le noir.

Un enfant d'une école primaire de la région de Whitehorse a été victime d'agression sexuelle de la part d'un aide-enseignant en 2019.

Photo : getty images/istockphoto / Giuda90

Radio-Canada

Des parents d’élèves de l’École primaire Hidden Valley de Whitehorse s'inquiètent de ne pas avoir été informés d’un cas d’agression sexuelle survenue à l’école en 2019. Les parents sont aussi indignés parce qu'ils n'ont pas reçu de soutien du gouvernement yukonnais depuis.

Jennifer Kiess dit d’abord avoir été déconcertée en apprenant, il y a quelques semaines, dans un article de CBC, qu’un aide-enseignant de l’école que fréquente sa fille avait plaidé coupable en 2020 à une accusation d’agression sexuelle sur un enfant dont il était responsable.

L’affaire a été rendue publique cet été à la suite d’une poursuite civile des parents de l’élève contre le gouvernement territorial.

Sous le choc, Jennifer Kiess a éprouvé du dégoût en lisant l’article relatant les événements survenus en 2019. Physiquement, j'avais un peu envie de vomir, dit-elle.

La mère de famille affirme que tous les parents avec qui elle a discuté depuis n’avaient pas non plus entendu parler de cette affaire criminelle survenue dans leur école. Depuis, un groupe composé de 40 personnes a été formé sous le nom de Concerned Parents of Hidden Valley School.

Dans une lettre envoyée à la ministre de l’Éducation du Yukon, Jeanie McLean, le 29 juillet, le groupe dit s'inquiéter du manque d’action du gouvernement pour protéger leurs enfants.

Nous sommes extrêmement déçus que le ministère de l'Éducation n'ait pas informé les parents de cet incident il y a 18 mois, lorsqu'il a été signalé pour la première fois, afin de nous laisser entamer les discussions difficiles avec nos enfants, puis voir si l'un d'entre eux avait été une victime, écrivent les parents dans la lettre.

Un silence qui choque

Mercredi, la ministre n’avait toujours pas répondu à la lettre ou aux autres appels de parents, ni offert de soutien ou de ressources aux parents.

Nous avons besoin d’aide, s'écrie Jennifer Kiess. Aucune famille ne devrait avoir à vivre cette situation, mais c’est ce qui nous arrive et nous avons la tête sous l’eau.

Il y a une bouée de sauvetage [...] Le gouvernement pourrait nous aider, mais il décide de regarder ailleurs. Il nous tourne le dos.

Une citation de :Jennifer Kiess

Pour une autre mère d'élève que Radio-Canada a accepté de ne pas nommer pour protéger son identité, ce silence du gouvernement ne fait qu'aggraver la frustration.

Nous demandons [au gouvernement] de reconnaître que ces événements se sont produits et que nous avons le droit, nous, les parents, d’en savoir plus sur la sécurité de nos enfants, dit-elle.

Des recommandations pour le gouvernement

Dans un communiqué de presse envoyé lundi, la défenseure de l'enfance et de la jeunesse du Yukon, Annette King, a affirmé avoir ouvert une enquête sur les mesures de sécurité mises en place à l’École Hidden Valley.

En attendant les conclusions de cet examen, Annette King exhorte le Ministère à entrer en contact avec les parents pour discuter des mesures prises par la direction de l’école.

Elle recommande également qu’un travailleur social soit déployé à l’École Hidden Valley, aux côtés d'un conseiller scolaire, afin d’offrir aux parents et aux enseignants les ressources nécessaires pour parler du sujet avec les enfants.

Les effets qu’ont les sévices sur les enfants sont influencés par la façon dont les adultes réagissent , explique Mme King. Les parents ont besoin d'information et de conseils sur la façon de parler à leurs enfants. Ils ont besoin d'être assurés que l'école pourra résoudre les problèmes de leurs enfants et assurer leur sécurité.

Questions sans réponse

La porte-parole du ministère de l’Éducation, Erin MacDonald, n’a pas indiqué, dans un échange avec CBC, si les parents avaient été informés de l’incident criminel ou quel soutien leur serait offert.

Jeanie McLean a par ailleurs été questionnée au sujet des inquiétudes des parents par les journalistes lors d’une conférence de presse sur la COVID-19, mercredi. La ministre a toutefois indiqué que la poursuite civile l'empêchait de faire des commentaires.

À la fin de la même conférence de presse, une directrice des communications du gouvernement a interrompu la question d'une journaliste de CBC, mettant fin abruptement à la conférence de presse virtuelle.

Les inquiétudes des parents sur les ressources qui leur seront offertes ne font pas partie de la poursuite civile.

Selon des informations de Jackie Hong

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