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Plus d’effectifs et de visibilité, réclame la Fraternité des policiers de Montréal

Un écusson du Service de police de la Ville de Montréal apparaît sur la manche d'un uniforme.

« Créer des escouades et modifier les structures en dégarnissant d’autres escouades n’ajoute pas de policiers sur le terrain », estime la Fraternité des policiers et policières de Montréal.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Radio-Canada

La Fraternité des policiers et policières de Montréal réclame plus d’effectifs et de visibilité sur le terrain, dans la foulée des deux fusillades mortelles survenues cette semaine, dans le quartier montréalais de Rivière-des-Prairies et à Longueuil.

Les mesures à long terme en investissements sociaux et à moyen terme en renforcement du contrôle des armes à feu sont absolument essentielles, a déclaré le président de la Fraternité, Yves Francoeur, jeudi.

Mais à court terme, c’est de plus d’effectifs et de visibilité sur le terrain dont on a besoin, a-t-il ajouté, soulignant qu’il s’agit là de la seule façon de rapidement accroître non seulement le sentiment de sécurité de la population, mais sa sécurité effective.

De plus, bien qu’il salue la décision du gouvernement du Québec de créer une équipe intégrée pour lutter contre le trafic d'armes, le président de la Fraternité déplore que le nombre de policiers sur le terrain ne soit pas revu à la hausse.

Créer des escouades et modifier les structures en dégarnissant d’autres escouades n’ajoute pas de policiers sur le terrain.

Une citation de :Yves Francoeur, président de la Fraternité des policiers et policières de Montréal

Selon lui, la recrudescence des crimes armés à Montréal interpelle bien les trois ordres de gouvernement, mais la capacité du SPVM à augmenter la fréquence des patrouilles, elle, relève plutôt de la Ville.

Pas de définancement, assure Plante

En conférence de presse mercredi, la mairesse de Montréal, Valérie Plante, a assuré ne pas avoir l’intention de réduire le financement du SPVM si elle est réélue en novembre.

Je ne serai pas la candidate du définancement du SPVM parce que moi, comme mairesse, je n'ai pas définancé la police, comme ça a été le cas de mon prédécesseur, a-t-elle déclaré.

Selon la chef de Projet Montréal, c’est plutôt Denis Coderre qui aurait diminué le financement du SPVM de 34 millions de dollars, sur trois ans.

La mairesse estime avoir dû compenser cette baisse lors de son actuel mandat, à la hauteur d’à peu près 27 millions de dollars, ce que dément Ensemble Montréal.

Selon Élizabeth Lemay, attachée de presse d’Ensemble Montréal, les données qui circulent de la part de Projet Montréal sont entièrement erronées.

Jamais le parti de M. Coderre a coupé dans le financement du SPVM; même qu’au contraire, le budget global du SPVM serait passé de 644,2 millions de dollars, en 2013, à 667 millions de dollars à la fin du mandat de Denis Coderre, en 2017.

« Le crime organisé, c'est l'affaire de tous »

Quoiqu’il en soit, la criminologue Maria Mourani estime que la police devrait être une solution de dernier recours. C’est sûr que je pense que la police devrait mettre davantage l’accent sur le terrain et sur les interventions préventives, dit-elle, mais le parent pauvre, selon elle, ce sont les groupes communautaires et les intervenants.

Ils sont courageux d’être dans ces terrains-là et malheureusement, ils n’ont pas le support nécessaire des décideurs pour pouvoir faire simplement leur travail.

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