•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une étude albertaine identifie une protéine impliquée dans les cas graves de COVID-19

Le professeur agrégé Sokkrollah Elahi dans son laboratoire à l'Université de l'Alberta,

Le professeur agrégé de l'Université de l'Albertaa Shokrollah Elahi et son équipe espèrent que leur découverte permettra d'améliorer la façon dont on aide le corps à se battre contre la COVID-19.

Photo : Eliana Perez Rosero / Université de l'Alberta

Radio-Canada

Des scientifiques de l’Université de l’Alberta pensent que la présence en grand nombre d’un certain type de protéine pourrait être utilisée à l’avenir comme un marqueur permettant de voir si quelqu’un est atteint de la COVID-19.

Quand le corps est touché par une infection, le système immunitaire relâche des protéines appelées cytokines. Mais, avec la COVID-19, le corps en relâche trop et trop rapidement.

Les cytokines commencent alors à attaquer notre propre corps, explique Shokrollah Elahi, le professeur agrégé qui a dirigé la recherche. Il affirme que c’est ce qui cause l’inflammation qui est souvent associée aux cas mortels de COVID-19.

Un trop grand nombre de cytokines, cela endommage notamment les poumons et d’autres organes vitaux, explique-t-il.

Il ajoute que, en raison de ce stress, les cellules relâchent une protéine appelée galectine-9. Dans ses recherches précédentes, il a étudié cette dernière, que l'on retrouve aussi en quantité chez les personnes atteintes du sida.

Le professeur et son équipe ont analysé le plasma de 120 personnes atteintes la COVID-19 et ont comparé ces résultats à des centaines de personnes atteintes du sida et du cancer.

Lorsque nous avons effectué des tests, nous avons remarqué que les niveaux de galectine-9 étaient très élevés chez les personnes atteintes de la COVID-19, ce qui les distingue facilement de celles patients qui ont le sida ou le cancer.

Une découverte prometteuse

La découverte de la relation entre la protéine galectine-19 et les cytokines pourrait changer la façon dont la COVID-19 est traitée, croit M. Elahi, dont l’étude a été publiée dans la revue de la Société américaine de microbiologie, mBio.

Nous avons trouvé la principale molécule responsable de la libération d’une variété de cytokines. Maintenant, nous sommes en train de voir si nous pouvons bloquer la libération de la galectine-9, ce qui pourrait empêcher une tempête de cytokines et les dommages qui y sont associés.

Pour les prochaines étapes, les chercheurs veulent savoir si la galectine-9 peut être inhibée chez les animaux, ajoute Shokrollah Elahi.

Ils chercheront aussi à savoir si les niveaux de galectine-9 dans la salive peuvent être utilisés avec précision comme moyen de détecter la COVID-19, ce qui pourrait donner lieu à une nouvelle façon non invasive de pratiquer des tests.

Avec les informations d'Emily Pasiuk

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !