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Diabète : des mères lancent un appel aux candidats électoraux

Une mère aux côtés de sa fille devant un ruisseau.

Samantha Publicover demande au gouvernement qu'il assume une partie des frais du matériel de traitement associé au diabète, une maladie dont souffre sa fille.

Photo : Gracieuseté de Samantha Publicover

Radio-Canada

Deux femmes de la région d’Eastern Passage, en Nouvelle-Écosse, ont envoyé des glucomètres et tout le matériel nécessaire au traitement du diabète à des candidats aux élections, afin de les sensibiliser à cette maladie dans le cadre de la campagne électorale. Les deux mères de filles atteintes du diabète demandent au prochain gouvernement de financer une partie de ce matériel, coûteux.

En tout, 49 candidats ont promis de simuler une journée typique de la vie d’une personne ayant le diabète de type 1, avec toutes les difficultés et les coûts que cela implique.

Les candidats libéraux Colin Coady et Iain Rankin se sont déjà prêtés au jeu, de même que les néo-démocrates Jacob Wilson et Thomas Hill. Chez les verts, Shaun Trainor a partagé sa journée sur les médias sociaux. Le progressiste-conservateur Brian Wong a aussi accepté de mesurer sa glycémie une dizaine de fois dans une journée. L'exercice de sensibilisation n'a pas toujours été facile.

Ils ont du mal, laissez-moi vous le dire. Ils se piquent le doigt plusieurs fois, affirme Dena Keating, la mère de la jeune Hannah.

Nous avons eu des appels téléphoniques où nous aidions et expliquions comment faire les choses, déclare Samantha Publicover, mère de la jeune Harley.

Les deux mères sont à l'origine de cette initiative. Elles ont chacune une fille qui vit avec le diabète de type 1 et elles veulent que les candidats comprennent les réalités de cette maladie.

Une maladie qui coûte cher

Samantha Publicover vient d'acheter une pompe à insuline pour sa fille Harley, au prix d’environ 7000 $.

Une jeune devant son matériel de traitement du diabète, dans une chambre semblable à celle d'une clinique médicale.

Les filles de Samantha et de Dena possèdent beaucoup de matériel médical pour gérer leur diabète.

Photo : Gracieuseté de Samantha Publicover

Son assurance privée couvre 80 % du montant d'une pompe a insuline jusqu'à concurrence de 6000 $. Elle a donc déboursé plus de 2500 $.

Et chaque mois, il faut compter environ 550 $ pour le matériel de traitement dont la plupart n'est pas couvert par certaines assurances privées.

Et elle dit savoir que les Néo-Écossais n'ont pas tous les moyens d'avoir une assurance privée.

Nous avons le programme de pompe à insuline de la Nouvelle-Écosse, qui n'est valable que jusqu'à l'âge de 25 ans. Ce n'est pas suffisant.

Une citation de :Samantha Publicover, mère d’une fille atteinte du diabète de type 1

Dena Keating reproche aussi au programme d'être réservé aux familles à très faible revenu. Les deux femmes estiment que la Nouvelle-Écosse est en retard sur son temps et que ces appareils peuvent faire économiser de l'argent à la province à long terme, en réduisant le nombre de consultations à l'hôpital.

Investir pour financer le matériel

Les deux mères demandent que les prochains élus envisagent d'investir davantage pour rembourser, du moins en partie, les nouvelles technologies.

Ces appareils ne sont pas seulement une commodité. Ils permettent d'éviter les situations d'urgence.

Une citation de :Samantha Publicover, mère de la jeune Harley atteinte du diabète de type 1

Samantha Publicover soutient que ce n’est pas seulement plus pratique, c'est aussi plus sécuritaire. Le suivi de la glycémie en continu permettrait d’éviter des urgences graves liées à l'hyperglycémie ou à l'hypoglycémie.

Un capteur installé sur un bras, avec un écran et des fils.

Du matériel comme des pompes à insuline et des capteurs installés sur les bras, pour prendre sa glycémie sans piqûre, devraient être remboursés, selon les deux femmes.

Photo : Gracieuseté de Samantha Publicover

Le chef du NPD Gary Burrill affirme être en faveur d’une meilleure couverture pour les frais associés aux traitements du diabète de type 1.

Les libéraux ont déclaré dans un courriel que les employés du ministère de la Santé étaient déjà en train d'évaluer comment ces appareils pourraient être couverts en partie par l’assurance maladie publique.

Les progressistes-conservateurs ne s'étaient pas encore prononcés au moment d'écrire ces lignes.

Avec les informations de Rebecca Martel et de Emma Davie

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