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La Ville d'Amos offre un soutien financier aux services de garde en milieu familial

Les trois posent dans une salle avec un écran indiquant Ville d'Amos.

Lyne Caouette, directrice générale du CPE Des petits élans, Sébastien D’Astous, maire d'Amos, et Suzanne Blais, députée d'Abitibi-Ouest

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Martin Guindon

La Ville d'Amos s'implique financièrement pour soutenir et développer des services de garde en milieu familial sur son territoire.

Il manque de 200 à 225 places en garderie à Amos, une situation qui va jusqu’à empêcher certains parents d’intégrer le marché du travail. Puisqu’elle ne peut agir sur le nombre de places octroyées en installation par le ministère de la Famille, elle a décidé d’encourager le développement de places en milieu familial, où il est permis de développer encore au moins 200 places.

Le maire Sébastien D’Astous et son conseil ont annoncé jeudi un programme d’aide financière à deux volets. Elle offre un soutien de 2500 $ pour bonifier la subvention de 3500 $ déjà offerte par Québec pour démarrer un nouveau service de garde. Quant aux responsables de services de garde déjà en activité, ils peuvent réclamer jusqu’à 500 $ pour compenser les dépenses encourues par la pandémie.

On s’est fixé un objectif de 10 nouvelles installations en milieu familial. Ça ferait 60 enfants qui pourraient se faire garder. Pour nous, c’est quelque chose qui est raisonnable, mais ça reste qu’il va falloir marteler le message, stimuler les gens, les inciter. Le côté monétaire, ça peut être quelque chose d’intéressant. Ce sont toutes des petites entreprises qu’on peut développer chez nous et qui vont profiter au tissu économique, explique le maire D’Astous.

Des incitatifs et des allègements de Québec

Ces incitatifs s’ajoutent à ceux déjà annoncés par Québec, a rappelé la députée d’Abitibi-Ouest, Suzanne Blais, accompagnée en vidéo par le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe. En plus d’octroyer des incitatifs financiers et d'exclure du calcul des ratios les enfants des responsables, ils ont promis des allègements administratifs à l’automne.

Mathieu Lacombe parle sur un écran pendant que Suzanne Blais l'écoute derrière le lutrin de la Ville d'Amos.

Le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, a participé à l'annonce par visioconférence.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Je suis très heureuse, parce que c’est un beau déploiement. Un déploiement pour trouver des solutions pour les parents qui attendent d’avoir des places en garderie, qui est une problématique assez majeure partout en région. Ça, c’est une très belle initiative de la Ville d’Amos, a fait valoir Mme Blais.

Aider à redresser la situation

Lyne Caouette, directrice générale du CPE Des petits élans qui agit comme bureau coordonnateur de la garde en milieu familial dans la MRC d'Abitibi, a participé à l’élaboration de ce programme avec la Ville d’Amos. Elle souligne que le nombre de responsables des services de garde est passé de 87 à 46 au cours des 5 à 7 dernières années. Les incitatifs combinés de la Ville et du ministère devraient aider à redresser la situation, selon elle.

On n’a pas besoin de changer une maison au complet quand on reçoit des enfants dans notre résidence, mais ça peut aider aux formations de base, à l’achat de matériel éducatif, tout ce qui entoure le démarrage d’une entreprise. Parce que, dans le fond, ces personnes-là deviennent des entrepreneurs en soi, des travailleurs autonomes. Pour débuter, ça peut vraiment aider, fait-elle valoir.

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