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Bombardier revoit ses prévisions à la hausse pour l'exercice financier 2021

Le logo de Bombardier sur une usine d'assemblage située à Montréal.

Le logo de Bombardier sur une usine d'assemblage située à Montréal

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

La Presse canadienne

La forte demande pour les avions d'affaires a permis à Bombardier de revoir à la hausse ses prévisions financières pour l'année lors du dévoilement de ses résultats du deuxième trimestre, jeudi.

La société montréalaise prévoit désormais livrer environ 120 avions cette année, ce qui représente le sommet de sa fourchette de prévision initiale de 110 à 120 appareils. En conséquence, la direction anticipe des revenus supérieurs à 5,8 milliards de dollars américains, plutôt que 5,6 milliards.

Bombardier est sur une bonne lancée, s'est félicité son président et chef de la direction, Éric Martel, lors d'une conférence avec les analystes visant à discuter des résultats du deuxième trimestre.

Nous avons un bon carnet de commandes pour tous les programmes de la société, a-t-il commenté.

M. Martel attribue les prévisions plus optimistes à la solide exécution des tâches dans toute l'entreprise durant les six premiers mois de l'année, à la vigueur du marché et à la gestion de ses coûts.

Le constructeur de jets d'affaires anticipe qu'il utilisera 200 millions de dollars américains de moins en flux de trésorerie que prévu cette année. Il s'agit d'une donnée très suivie par le marché, qui s'inquiétait encore récemment de la situation financière de l'entreprise. La direction prévoit désormais employer 300 millions de dollars américains en liquidités en 2021, plutôt que 500 millions.

Résultats bien accueillis

Les analystes et les investisseurs ont réagi favorablement aux résultats et au relèvement des prévisions. Si la perte ajustée est égale au consensus, les revenus l'ont excédée.

En début d'avant-midi à la Bourse de Toronto, l'action gagnait 8 cents, soit 5 %, à 1,58 $.

L'entreprise a dévoilé un bénéfice net de 139 millions de dollars américains pour le deuxième trimestre, comparativement à une perte nette de 223 millions un an plus tôt. La perte nette ajustée a atteint 6 cents américains, comparativement à 11 cents à la même période l'an dernier. Avant la publication des résultats, les analystes anticipaient en moyenne une perte de 6 cents.

Les revenus, pour leur part, sont toutefois supérieurs aux attentes. Ils ont augmenté de 50 % pour s'établir à 1,5 milliard de dollars. Au total, 29 avions ont été livrés au cours du deuxième trimestre, une hausse de 45 % par rapport au nombre d'avions livrés au trimestre correspondant de l'exercice précédent.

L'analyste Tim James, de Valeurs mobilières TD, voit les résultats et la révision des prévisions d'un bon œil. Ça démontre la force de la reprise dans l'aviation d'affaires et ça appuie les décisions de la direction pour faire croître durablement l'entreprise. Nous pensons que les résultats donneront confiance aux investisseurs dans la capacité de Bombardier d'atteindre, ou de dépasser, ses objectifs pour 2025.

Un Global 7500.

Les appareils Global 5500, 6500 et 7500 de Bombardier sont des jets privés luxueux.

Photo : La Presse canadienne / Tijana Martin

À cet égard, M. Martel a dit qu'il était encore trop tôt pour dire si Bombardier comptait réviser à la hausse ses cibles pour 2025. Il a rappelé que l'aviation demeure un secteur où bien des surprises peuvent survenir.

C'est sûr que nous préférons être en avance sur notre plan, a-t-il répondu, mais il est encore trop tôt pour réviser nos objectifs de 2025. Nous ne sommes pas encore rendus là.

L'équipe de Bombardier réfléchit toutefois aux 10 à 15 prochaines années. M. Martel a affirmé que la société investissait en recherche et développement afin de construire des avions qui utiliseraient beaucoup moins de carburant.

Il y a beaucoup de choses qu'on peut faire sur ce point.

M. Martel a rappelé que les priorités de Bombardier à plus court terme sont de porter à maturité le programme d'avions Global 7500, d'augmenter ses activités sur le marché de l'après-vente et de désendetter son bilan.

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