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Est-il temps de « normaliser » la COVID-19 dans les écoles ontariennes?

Une file de jeunes élèves qui marchent derrière un adulte dans une école.

La province a dévoilé son plan pour la rentrée scolaire 2021 plus tôt cette semaine.

Photo : CBC/Evan Mitsui

Radio-Canada

Le médecin hygiéniste en chef de l'Ontario estime qu’il est temps de « normaliser » la présence de la COVID-19 dans les écoles de la province. Cette déclaration du Dr Kieran Moore suscite des réactions partagées chez les parents.

Le gouvernement ontarien a dévoilé mardi son plan pour la rentrée de septembre 2021 en présentiel. Le port du masque sera obligatoire à l’intérieur et la vaccination encouragée, mais pas requise.

Lors d'un point de presse mardi, à une question au sujet d’éventuelles fermetures d’écoles à l’automne, le médecin hygiéniste en chef de la province a répondu qu’il a du mal imaginer ou voir des fermetures d'écoles ou de collèges ou d'universités.

Kieran Moore au quartier général de la santé publique de Kingston.

Le Dr Kieran Moore croit qu'il va falloir apprendre à vivre avec le coronavirus dans les écoles.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Pepin

Nous devons normaliser la COVID-19 dans nos écoles et avoir une approche prudente, précautionneuse, tout en réalisant que nous allons avoir une augmentation des cas, a ajouté le Dr Kieran Moore.

C’était vraiment merveilleux d'entendre que nous devons apprendre à vivre avec [le virus], commente Bronwen Alsop.

Cette mère de deux jeunes enfants, qui est également éducatrice de la petite enfance et fondatrice de l'Ontario Families Coalition, a milité pour le maintien de l'apprentissage en classe tout au long de la pandémie.

Nos élèves doivent avoir une année scolaire normale, sans interruption, à moins qu’il y ait vraiment une éclosion grave et catastrophique, juge-t-elle.

Elle souligne que l'apprentissage à distance a nui en particulier aux élèves ayant des besoins spéciaux. Son fils de 4 ans par exemple, qui est sourd d'une oreille et malentendant de l'autre, n’a pas pu suivre son programme préscolaire de développement de la parole et du langage à cause des fermetures et a perdu un temps précieux.

D'autres parents plus inquiets

Kate Dupuis, mère de deux enfants de deux et six ans, pense pour sa part qu’il est trop tôt pour adopter une telle stratégie. D'autant plus, dit-elle, que la province n’a pas encore dévoilé ses exigences pour la rentrée concernant le dépistage et l’isolement, et a clairement indiqué que les vaccins ne seraient pas obligatoires pour les éducateurs et les élèves.

Je ne suis pas certaine que les parents devraient normaliser le fait d'accepter que leurs enfants se retrouvent dans un environnement risqué, alors que le gouvernement a eu plus d'un an pour se préparer à rendre les écoles plus sûres pour les enfants, a déclaré Dupuis. Cela n'a aucun sens pour moi en tant que parent.

Elle rappelle aussi qu’à la différence de la grippe, il n’y a toujours pas de vaccin contre la COVID-19 pour les enfants de moins de 12 ans.

En attendant que tous les enfants puissent être vaccinés, Mme Dupuis souhaiterait voir la province réduire la taille des classes, améliorer le dépistage et l’accès aux tests rapides pour les familles, et offrir plus de congés de maladie payés aux parents, pour qu'ils ne se sentent pas obligés de minimiser d’éventuels symptômes chez leurs enfants.

Pas encore comme une grippe

Le Dr Barry Pakes, professeur de santé publique à l'Université de Toronto, estime, lui, que le plan de la province est raisonnable parce que l'Ontario est en meilleur état que l'automne dernier lorsque la deuxième vague de COVID-19 a forcé la fermeture de milliers d’écoles.

Une affiche indiquant les règles de distanciation physique

Une affiche dans le couloir d'une école rappelant l'importance de la distanciation physique.

Photo : Radio-Canada / Thalia D'aragon-Giguère

Cet automne, nous pouvons nous attendre à ce qu'elles soient beaucoup plus sécuritaires, car la plupart des gens dans les communautés environnantes, et même certains élèves, sont maintenant vaccinés, souligne-t-il.

Le Dr Parkes pense toutefois que la COVID-19 restera un enjeu de préoccupation central dans les écoles cet automne.

Je ne crois pas qu’on puisse encore tout à fait considérer la COVID comme une grippe commune, déclare-t-il.

Avec les informations de Samantha Beattie, CBC

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