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Le meurtre survenu à Longueuil lié au crime organisé, selon la SQ

Des véhicules du Service de police de l’agglomération de Longueuil.

Au moins un coup de feu aurait été tiré en direction de l’homme qui était à l’intérieur de sa résidence.

Photo : Radio-Canada / Simon-Marc Charron

Radio-Canada

La Sûreté du Québec (SQ) a confirmé que la mort de Joas Jean-Baptiste, tué par balle dans la nuit de mercredi à jeudi à Longueuil, est liée au crime organisé. L'enquête se poursuit.

L'homme de 31 ans était connu des policiers. Il aurait par ailleurs un lien avec une des personnes tuées dans la fusillade de lundi dernier à Rivière-des-Prairies, dans l'est de Montréal.

Présentement, on n’est pas rendu à confirmer un quelconque lien de parenté. Évidemment, chaque hypothèse est présentement étudiée par les enquêteurs, a indiqué la porte-parole de la SQ, Catherine Bernard.

On peut confirmer par contre que c'est lié au crime organisé, a-t-elle précisé. Pour cette raison, la police provinciale est maintenant chargée de l'enquête.

Vers 1 h 30 jeudi, au moins un coup de feu aurait été tiré en direction de Joas Jean-Baptiste, qui était à l’intérieur de sa résidence située rue Truteau, a rapporté le Service de police de l'agglomération de Longueuil (SPAL). Son décès a été constaté sur place.

Aucune description du ou des suspects n’était disponible au moment d'écrire ces lignes.

Un important périmètre de sécurité a été dressé et un poste de commandement a été installé dans le quartier. Les maîtres-chiens ont aussi été mis à contribution pour tenter de trouver le ou les responsables du crime.

Les policiers de Longueuil sont également allés de porte en porte pour recueillir des renseignements. Le SPAL a invité les gens à communiquer avec les policiers en composant le 911 pour toute information pouvant aider à faire avancer l’enquête.

Un poste de commandement de la police à Longueuil.

Un important périmètre de sécurité a été dressé et un poste de commandement a été installé dans le quartier.

Photo : Radio-Canada / Simon-Marc Charron

En entrevue sur les ondes d'ICI RDI, la criminologue Maria Mourani a dit ne pas être étonnée de cette recrudescence de la violence armée entre gangs de rue.

Il faut savoir que [la hausse] des fusillades ne date pas d'hier, mais d'à peu près depuis l'automne 2020. On a vu dernièrement cette escalade parce qu'au fond, les conflits [entre les gangs] ne sont pas réglés, affirme-t-elle. Elle ajoute que, selon elle, ce nouvel assassinat a toutes les allures d'un règlement de comptes.

On peut supposer que ce sont des représailles, dit-elle, ce qui laisse croire que cette nouvelle fusillade ne sera pas la dernière.

On voit encore que le conflit à l'intérieur de ces groupes-là n'est pas réglé et on peut s'attendre malheureusement à ce qu'il y ait d'autres représailles.

Une citation de :Maria Mourani, criminologue

Le crime a eu lieu au lendemain de l'annonce de la mise en place d'une nouvelle équipe de lutte contre le trafic d'armes à feu dans le Grand Montréal, formée de la SQ et du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Des voisins inquiets

Quelques minutes après l'événement, la conjointe de la victime est allée frapper chez sa voisine, Lucie Paquette. Celle-ci a accueilli la femme, en état de choc, qui a rapidement été prise en charge par les policiers.

C’est déplorable de voir de la violence comme ça. Disons que quand tu vois la situation d’aussi près, comme je l’ai vécue, ça nous remet en question de rester où j’habite en ce moment, a témoigné Mme Paquette.

France Panneton, une autre voisine, dit avoir été réveillée vers 1 h 25 par un bruit qui ressemblait à celui d’une tronçonneuse.

J’ai pensé que des voleurs essayaient de couper le cadenas de la remise en arrière, a-t-elle raconté.

D’autres voisins, qui affirment avoir entendu plusieurs coups de feu, se disent inquiets.

C’est quand même inquiétant, a dit une voisine, précisant qu’elle ne sort pas le soir.

Je ne suis pas surprise, s'est exclamée de son côté une résidente du quartier. On le voyait agir; c’était flagrant, son affaire.

Des meurtres comme ça, il n’y en avait pas avant et ça devient récurrent, ajoute un voisin. Ça nous fait peur, surtout nous qui avons des familles.

Avec les informations de Karine Bastien

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