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Les fermes de la région de Dawson sur un pied d’alerte face au feu de forêt

Des vaches couchées sous un abris.

Les vaches de la crémerie Klondike Valley profitent d'un répit alors que les propriétaires se préparent au pire.

Photo : Jennifer Sadlier

Radio-Canada

Plusieurs installations agricoles font partie des secteurs visés par l'alerte d’évacuation lancée par les autorités du Yukon mardi en fin de journée en raison de l'approche d'un feu de forêt.

Le feu du ruisseau Coal brûle toujours au nord-est de la route Klondike Nord et atteint désormais 6500 hectares, mais il a été ralenti par une pluie de près de 10 mm qui est tombée pendant la soirée.

L’alerte d’évacuation signifie que les résidents doivent se tenir prêts à quitter leur domicile aussitôt le lancement d'un ordre d’évacuation.

Pour Jennifer Sadlier de la crèmerie Klondike Valley, l’évacuation n’est pas une option possible, même si le brasier se trouve à 6 km de la ferme. Sa famille, les 13 vaches et les deux veaux vivent de l'autre côté de la rivière, sans un accès routier.

Nous ne pouvons pas transporter les vaches. Le plan est de les déplacer vers un pâturage et de les garder dans une section moins à risque, près de la rivière, avec un système d’arroseurs [pour asperger] directement les vaches, dit-elle.

Le problème, ajoute l’agricultrice, sera la qualité de l’air pour laquelle aucune mesure préventive n’est possible.

Hier, j’étais très nerveuse, mais aujourd’hui je me sens un peu plus confiante. Il n’y a plus de cendres qui tombent du ciel. Jennifer Sadlier affirme qu’une équipe de pompiers s’est posée par hélicoptère sur la ferme, mardi, pour y installer un système d’arrosage.

De fait, les autorités de la Section de gestion des feux de forêt ont fourni de l’aide à certains exploitants agricoles pour mettre en place certaines mesures de protection.

La porte-parole, Julia Duchesnes, affirme que la proximité à la rivière Klondike est un atout de taille : Notre équipe a mis en place de la protection pour les fermes sur le côté nord de la rivière Klondike, alors les fermes sont maintenant protégées. C’est très bien d’être près d’une rivière comme ça c’est simple d’installer des arroseurs pour protéger les bâtiments.

Une camionnette avec une remorque sont stationnées dans un champ.

Des remorques sont prêtes, à la ferme de la Première Nation Tr’ondëk Hwëch’in, à transporter les animaux en sécurité si nécessaire.

Photo : Ferme Tr’ondëk Hwëch’in

Les équipes, dit-elle, travaillent maintenant dans les secteurs de Rock Creek et de Henderson Corner, ainsi que du côté des propriétés le long de la route Klondike Nord et Dempster.

La Première Nation Tr’ondëk Hwëch’in, pour sa part, dispose de son propre système d'arrosage d’urgence qui a été déployé à la ferme pour protéger les bâtiments. Des remorques sont aussi sur place dans l’éventualité où le bétail aurait à être transporté ailleurs.

De la volaille, des cochons et des lapins

Le chef adjoint, Simon Nagano, affirme que l’incendie se trouve à environ 12 km de la ferme qui compte, en plus des jardins, de la volaille, des cochons et des lapins.

Nous n’avons pas encore déplacé les animaux pour ne pas leur causer de stress à se retrouver dans un nouvel endroit. Nous avons les remorques fermées, si besoin est, pour les transporter.

Le personnel, dit-il, travaille d’arrache-pied pour être fin prêt advenant un ordre d’évacuation, mais pour l’instant, il se croise les doigts.

Le maire de Dawson, Wayne Potoroka, affirme que la Municipalité est prête à accueillir les sinistrés au centre récréatif, si la situation venait à l’exiger, mais il croit que ses concitoyens ouvriront leurs portes bien avant d’en arriver là.

Vivre à Dawson vient avec les risques d’inondations, de feux et de tremblements de terre. Cela fait partie de la vie dans une communauté rurale isolée au nord du 60e [parallèle].

Une citation de :Wayne Potoroka, maire de Dawson

Le maire se souvient que lors du dernier feu en importance près de la collectivité en 2003, les réseaux sociaux n’étaient pas présents dans la vie des gens. » À l’époque, il fallait monter au sommet du Dome pour voir où en était l’incendie. »

En ce sens, la menace cette fois-ci semble plus réelle et les gens, admet-il, sont nerveux.

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