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Les amateurs de karaoké s’impatientent

Un micro sur une scène illuminée et festive.

Même si les spectacles pourront reprendre dès le 26 février en zone orange, plusieurs petites salles s'inquiètent de la confusion entourant leur statut particulier.

Photo : Shutterstock / Vershinin89

Radio-Canada

S'il est possible de fréquenter les restaurants et les bars, il est toujours interdit de participer à un karaoké dans un lieu public depuis septembre dernier. Les tenanciers de bars, tout comme les passionnés de karaoké, commencent à taper du pied.

Environ 400 établissements offraient ce type de soirée avant que le gouvernement range les micros, en août dernier, à la suite d'une importante éclosion dans un bar de Québec qui avait causé la mort d'une cliente.

Au Bistrot du Fjord à Chicoutimi, la demande est forte de la part des clients pour le retour du karaoké. Après 16 mois de pandémie, ce répit ferait le plus grand bien.

Ce sont des revenus supplémentaires, c'est de l'achalandage, c'est des personnes heureuses, des personnes contentes de revenir faire leur loisir préféré, c'est évident.

Une citation de :Chantal Perron, propriétaire du Bistrot du Fjord
La terrasse du bar en été.

Au Bistrot du Fjord à Chicoutimi, la demande est forte de la part des clients pour le retour du karaoké.

Photo : Radio-Canada

Les tenanciers de bars sont prêts à appliquer les mesures nécessaires pour faire lever cette interdiction.

La discussion est d'ailleurs amorcée avec le directeur national de santé publique, Horacio Arruda.

On lui a fait des propositions pour que l'écran soit toujours propre, pour qu'à chaque chanteur ou chanteuse, le micro soit nettoyé. On lui a proposé aussi qu'il y ait un plexiglas entre la foule et le chanteur et la chanteuse. Ce sont tous des éléments qu'on pense qui pourraient aider et régler les problèmes liés au danger du karaoké, explique Renaud Poulin, PDG de la Corporation des propriétaires de bars, brasseries et tavernes du Québec (CPBBTQ).

Au ministère de la Santé et des Services sociaux, on dit comprendre l'impatience des propriétaires de bars, mais avec la situation épidémiologique actuelle et la présence du variant Delta, aucune date de reprise n'est envisagée pour le moment.

Le karaoké, une passion

Christian Côté vit pour la musique. Il chante depuis plusieurs années et est un grand passionné de karaoké. Mais depuis dix mois, impossible pour lui de participer à son activité préférée en raison des règles sanitaires. 

Sans karaoké, c'est pas pareil. C'est différent.

Une citation de :Christian Côté
Christian Côté avec un micro.

Christian Côté est un vrai passionné de karaoké. Il espère que le gouvernement autorisera cette activité prochainement.

Photo : Radio-Canada

Afin de rassembler les troupes pendant cette pause forcée, certains endroits ont tenu des événements virtuels. Toutefois, les amateurs de karaoké se sont vite lassés et ont maintenant envie de retourner dans les bars.

Tu vas chanter et il y a des délais, tandis qu'en direct il n'y a pas de délais. Ici, tu vas chanter, je vais te pousser une chanson de Garou, n'importe quoi. C'est une sortie, il y a du monde, c'est vraiment plaisant, ajoute M. Côté.

La pratique du karaoké n’est permise que dans les résidences privées ou sur les terrains privés.

D'après le reportage de Roby St-Gelais

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