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Une année exceptionnelle pour les pêcheurs de homard de la Basse-Côte-Nord

Homard vivant sur un casier.

En Basse-Côte-Nord, la saison de pêche au homard débute à la mi-mai avant de terminer à la fin du mois de juillet (archives).

Photo : iStock

Félix Lebel

Une saison de pêche au homard phénoménale vient à peine de se terminer en Basse-Côte-Nord. Les travailleurs de l’industrie réfléchissent déjà à la prochaine année afin de profiter de cette ressource en constante augmentation dans les eaux du golfe du Saint-Laurent.

À Blanc-Sablon, les résultats ont été exceptionnels et plusieurs pêcheurs ont augmenté la quantité de leurs prises.

C’est ce qu’a constaté le transformateur et exportateur de produits de la mer à Blanc-Sablon, Michael Sheppard.

Plus d’une trentaine de pêcheurs de homard de toute la Basse-Côte-Nord viennent jusqu’à ses installations pour lui vendre leurs prises.

Plusieurs de mes pêcheurs ont doublé par rapport à l’an passé. Certains qui récoltaient environ 6500 lb par saison d’habitude ont sorti 13 000 ou 14 000 lb en 2021. J’ai même des pêcheurs qui sont à 25 000 lb cette saison. C’est vraiment une année exceptionnelle, a expliqué M. Sheppard, propriétaire des Pêcheries Petit Havre, en entrevue au micro de Bonjour la Côte.

 Michael Sheppard sur son bateau de pêche.

En 2020, Michael Sheppard a transformé et vendu près de 80 000 lb de homards, contre 270 000 lb cette année (archives).

Photo :  Michael Shepper

Qui plus est, ces grands volumes de prises ont trouvé preneur et ont été vendus dans un marché international favorable et gourmand, selon M. Sheppard.

Tout ce qu’on pouvait envoyer dans le marché était vendu avant même que ce soit pêché.

Une citation de :Michael Sheppard

Celui qui organise le transport de homards vivants jusqu’en Asie et aux États-Unis estime avoir pu profiter d’une augmentation de 40 à 50 % de la valeur du crustacé sur les marchés internationaux.

Un pêcheur empile des cages à homard.

Le prix du homard à l'international qui variait entre 8 $ et 10 $ la livre cette année selon l'entrepreneur (archives).

Photo : L'Île Imaginair

L’engouement entourant la pêche au homard à l’international le pousse donc à augmenter la taille de son entreprise.

Il souhaite tripler la capacité de son vivier et ainsi pouvoir entreposer jusqu’à 55 000 lb de homards vivants, dans une eau contrôlée à 2 °C.

Ça va augmenter la qualité du homard, et le garder plus longtemps en saison. On ajoute aussi un bateau collecteur de 55 pieds pour s’adapter à l’augmentation des captures sur la Basse-Côte-Nord.

Son entreprise est donc en croissance, à l’image de la présence du homard dans les eaux du Golfe, qui profite du réchauffement des eaux pour proliférer.

Une situation souhaitable pour les pêcheurs de la région, mais qui n’est toutefois pas sans conséquence sur la biodiversité marine du Saint-Laurent.

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