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Hausse de 30 % des demandes chez Moisson Estrie

Trois bénévoles ouvrent des boîtes de nourriture, et en sortent notamment des bananes.

Des bénévoles de Moisson Estrie. (archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L'insécurité alimentaire semble s'amplifier en Estrie. Moisson Estrie voit une augmentation de 30 % du nombre de demandes de dépannages alimentaires par rapport à la période prépandémie. Cette augmentation importante complexifie le travail de l’organisme, qui doit en plus trouver davantage de bénévoles pour répondre aux besoins.

En période estivale, ça a toujours été un défi dans les années passées, explique la directrice générale de Moisson Estrie, Geneviève Côté. Là, avec l’augmentation des demandes, on doit jongler avec des fois un petit peu moins de bénévoles.

Une autre difficulté rencontrée en période estivale : le manque de produits de base.

On parle encore de la farine, des pâtes alimentaires, du gruau, des choses qui permettent d’avoir des repas un petit peu plus soutenus que juste avec des fruits et des légumes.

Une citation de :Geneviève Côté, directrice générale, Moisson Estrie

Le défi de la santé mentale

Cette année, la directrice remarque qu'une clientèle différente fait appel aux services de l'organisme : les personnes avec des problèmes de santé mentale. On le vit quotidiennement depuis déjà plusieurs mois, souligne Geneviève Côté.

Selon elle, de plus en plus de personnes qui utilisent les services de Moisson Estrie ont besoin d’assistance psychologique.

Bien que les [bénévoles] soient formés pour accompagner les personnes, on demeure une organisation où on fait de l’accompagnement au niveau du dépannage alimentaire.

Une citation de :Geneviève Côté, directrice générale, Moisson Estrie

Geneviève Côté rappelle que la solution est d'offrir des références à ces personnes dans le besoin, pour qu’ils aillent consulter un professionnel.

Un financement fédéral pour aider les banques alimentaires

Afin de donner un coup de pouce aux banques alimentaires, le gouvernement fédéral a annoncé une aide supplémentaire de 100 millions $ pour bonifier le Fonds d'urgence pour la sécurité alimentaire. La ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire Marie-Claude Bibeau affirme qu'elle est consciente des besoins grandissants des organismes d'aide.

Avant la pandémie, un Canadien sur huit disait souffrir ou d'avoir souffert d'insécurité alimentaire pendant la dernière année. Pendant la pandémie, c'est un Canadien sur sept, a souligné la ministre.

La pandémie de COVID-19 crée encore plus d'incertitudes pour les Canadiens et Canadiennes qui ne savent pas d'où proviendra leur prochain repas.

Une citation de :Marie-Claude Bibeau, ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire.

En plus de Moisson Estrie, le Club des petits-déjeuners pourra aussi bénéficier de cette aide. La porte-parole Sophie-Rose Tanguay soutient elle aussi que l'organisme fait face à une demande accrue.

On a une hausse d'enfants qui fréquentent nos programmes, et [ces derniers] coûtent plus cher en raison des mesures sanitaires, soutient-elle.

Cette aide tombe donc à point, soutiennent ces organismes estriens, qui ont déjà reçu plus d'un demi-million de dollars.

Avec les informations de Marie-Hélène Rousseau.

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