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Forte augmentation du nombre de plaintes contre les policiers de la Saskatchewan

Une station de police dans la ville de Saskatoon.

Cette année, seules trois plaintes enregistrées ont été considérées comme fondées jusqu'à maintenant. (archives)

Photo : Radio-Canada / Albert Couillard

Radio-Canada

La Commission des plaintes du public de la Saskatchewan signale que le nombre de plaintes contre des policiers a fortement augmenté durant la pandémie, en raison notamment de l'application des mesures sanitaires.

Entre le 1er avril 2020 et le 31 mars 2021, la Commission a reçu 246 plaintes, comparativement à 186 durant la même période l’année précédente.

Le plus grand nombre de plaintes reçues proviennent de Saskatoon, avec 102 dossiers acceptés, contre 82 à Regina.

Le rapport annuel précise aussi que beaucoup d’appels aux forces de l’ordre pendant cette année étaient souvent en lien avec des crises de santé mentale.

La COVID-19 a causé d'immenses difficultés dans l'ensemble de la province. Le stress supplémentaire causé par les problèmes de santé publique a été maintenu pendant une longue période, et toutes les personnes, y compris les policiers, ont été touchées, peut-on lire dans le rapport.

Cependant, sur les 246 plaintes reçues et acceptées, seules 3 sont considérées comme étant fondées par la Commission, et 89 sont toujours en cours d’investigation.

Lorsqu’une plainte est fondée, la Commission détermine s’il y a eu un véritable manquement de la part d'un policier et fait part de ses conclusions et de ses recommandations au chef de police. Ce dernier est ensuite responsable de l'application de mesures disciplinaires éventuelles.

Un paragraphe du rapport décrit une préoccupation croissante concernant un petit nombre de policiers qui reçoivent de multiples plaintes, souvent liées à des abus de pouvoir, et ce qui semble être un manque de conséquences sérieuses pour ce genre de comportement.

La Commission note aussi l’utilité des caméras d’intervention portées par les policiers, lesquelles aident souvent les enquêteurs.

Avec l’arrivée prochaine d’une Équipe d'intervention en cas d'incident grave, des changements importants seront apportés à la surveillance policière dans la province. Les enquêteurs de l'équipe se verront confier les dossiers d'allégations les plus sérieuses de mauvaise conduite, pour laisser la Commission s’occuper des cas les moins graves.

Le rapport explique que, en raison de l’augmentation des dossiers en si peu de temps, la Commission a du mal à suivre le rythme de la charge de travail.

Avec les informations de Guy Quenneville

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