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La campagne électorale fédérale s'amorce dans l'Est-du-Québec

Une affiche indique aux électeurs où se trouve un bureau de scrutin.

Les élections fédérales auront lieu le 20 septembre (archives).

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Les élections fédérales sont maintenant déclenchées au pays. Dans l'Est-du-Québec, les organisations politiques sont déjà à pied d'œuvre pour tenter de faire élire leurs candidats lors du scrutin du 20 septembre prochain.

Pour l'instant, le NPD et le Parti vert du Canada n'ont aucun candidat confirmé dans l'Est-du-Québec. En revanche, le Bloc québécois est l'unique parti qui a déjà des candidats dans les cinq circonscriptions du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie–Les Îles et de la Côte-Nord. Le Bloc détient également trois des cinq circonscriptions de l'Est depuis le scrutin de 2019.

Les résultats de l'élection fédérale 2019 dans l'Est-du-Québec

Les résultats de l'élection fédérale 2019 dans l'Est-du-Québec

Photo : Radio-Canada

Signe qu'il veut consolider ses appuis dans l'Est-du-Québec, le chef bloquiste Yves-François Blanchet a passé beaucoup de temps dans nos régions dernièrement. Après un séjour sur la Côte-Nord au début du mois de juillet, il a récidivé en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine, en août, avant de se rendre au Bas-Saint-Laurent, puis à nouveau en Gaspésie, juste avant le déclenchement de la campagne électorale.

Le chef du Parti libéral, Justin Trudeau, est pour sa part passé en Gaspésie cet été pour faire des annonces et soutenir Diane Lebouthillier, la seule députée que le Parti libéral du Canada a réussi à faire élire dans l'Est-du-Québec à la dernière élection fédérale.

Même si plusieurs partis n'ont toujours pas annoncé tous leurs candidats, voici un petit tour d'horizon dans les circonscriptions qui nous concernent.


Rimouski-Neigette–Témiscouata–Les Basques

Maxime Blanchette-Joncas tentera d'obtenir un second mandat dans la circonscription. Le bloquiste de 31 ans avait été élu en octobre 2019 avec 37,8 % des voix. Il avait profité de la popularité de son chef, Yves-François  Blanchet, pour déloger le néo-démocrate Guy Caron, qui a représenté la région entre 2011 et 2019.

Kristina Michaud, Maxime Blanchette-Joncas, Simon Bérubé et Yves-François Blanchet pose dans une rue piétone.

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet (à droite), est récemment venu dans la région pour soutenir ses candidats Kristina Michaud (à gauche), Maxime Blanchette-Joncas et Simon Bérubé.

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

M. Blanchette-Joncas tentera de conserver le fief bloquiste; outre le passage de Guy Caron pendant huit ans, Rimouski-Neigette–Témiscouata–Les Basques a été représentée par le Bloc québécois depuis le début des années 90.

Du côté des Libéraux, c'est une entrepreneure en construction, Léonie Lajoie, qui tentera de se faire élire dans la circonscription. Originaire de Saint-Michel-du-Squatec, Mme Lajoie travaille à Témiscouata-sur-le-Lac et en est à ses premiers pas en politique.

Léonie Lajoie, candidate pour le Parti libéral du Canada dans Rimouski-Neigette—Témiscouata—Les Basques

Léonie Lajoie est candidate pour le Parti libéral du Canada dans Rimouski-Neigette—Témiscouata—Les Basques

Photo : Radio-Canada / Sébastien Ross

France Gagnon, qui gravite dans la sphère politique depuis une quarantaine d'années, représentera pour sa part le Parti conservateur du Canada. Mme Gagnon a notamment travaillé pour l'ancien chef du Bloc québécois et premier ministre du Québec, Lucien Bouchard, avant de joindre les rangs conservateurs au début des années 2000.

Selon nos informations, le NPD aurait approché à plusieurs reprises Rémi-Jocelyn Côté (qui était candidat pour le même parti dans Avignon—La Mitis—Matane—Matapédia lors du dernier scrutin) pour se présenter dans la circonscription. Ce dernier a toutefois décidé de ne pas présenter sa candidature.


Manicouagan

Autre forteresse bloquiste depuis plus de 20 ans – excepté le passage du néodémocrate Jonathan Genest-Jourdain entre 2011 et 2015 – la circonscription de Manicouagan couvre l'ensemble de la Côte-Nord. L'actuelle députée, Marilène Gill, a déjà confirmé sa candidature pour un troisième mandat. Lors du dernier scrutin fédéral, elle a aisément remporté la victoire en obtenant 53,9 % des voix contre 19,3 % pour son plus proche adversaire, le libéral Dave Savard.

L'ancien président de la défunte Commission scolaire du Fer, Rodrigue Vigneault, portera de son côté les couleurs du Parti conservateur.

Rodrigue Vigneault, ancien président de la Commission scolaire du Fer.

Rodrigue Vigneault, ancien président de la Commission scolaire du Fer

Photo : Radio-Canada

L'ex-conseiller municipal de Sept-Îles Guy Berthe confirme pour sa part avoir été approché par le Parti libéral. Il a cependant décliné l'offre du PLC, préférant se présenter à nouveau comme conseiller aux élections municipales.


Avignon—La Mitis—Matane—Matapédia

La députée bloquiste sortante Kristina Michaud tentera d'obtenir un second mandat. Portée elle aussi par la vague bleue en 2019, elle avait ravi cette circonscription au libéral Rémi Massé avec plus de 51 % des voix.

Kristina Michaud

Le députée bloquiste Kristina Michaud a récolté plus de la moitié de suffrages exprimés lors du scrutin de 2019.

Photo : Radio-Canada / Roxanne Langlois

Un candidat libéral aurait également été choisi, mais on ne connaît pas son identité pour le moment.

Pour l'heure, seul le Parti populaire du Canada (PPC) a officialisé un candidat pour affronter Mme Michaud. Il s'agit d'Éric Barnabé.


Montmagny–L'Islet–Kamouraska–Rivière-du-Loup

Pour le moment, deux candidats ont confirmé leur souhait de représenter les citoyens de circonscription à Ottawa. L'ancien journaliste Simon Bérubé a été sélectionné par le Bloc québécois, tandis que le député conservateur sortant, Bernard Généreux, tentera de se faire réélire pour la quatrième fois.

Portrait en plan américain devant des affiches du Parti conservateur du Canada.

Le député conservateur sortant de Montmagny–L'Islet–Kamouraska–Rivière-du-Loup, Bernard Généreux (à gauche) et le chef parlementaire du PCC, Gérard Deltell (à droite) lors de l'annonce de la candidature de France Gagnon (au centre) dans Rimouski-Neigette—Témiscouata—Les Basques.

Photo : Radio-Canada / Sébastien Ross

D’abord élu lors d’une élection partielle en 2009, M. Généreux avait perdu son siège en 2011 par seulement neuf voix aux dépens du néo-démocrate François Lapointe. Il l'avait regagné de justesse en 2015. Lors du scrutin de 2019, il a été élu avec une avance de 4813 voix sur son plus proche rival du Bloc québécois, Louis Gagnon.


Gaspésie–Les Îles-de-la-Madeleine

La libérale Diane Lebouthillier, qui représente la circonscription depuis 2015, briguera les suffrages pour un troisième mandat. La lutte pourrait cependant être serrée, puisque le bloquiste Guy Bernatchez tentera sa chance à nouveau de devenir député de Gaspésie–Les Îles-de-la-Madeleine. En 2019, il avait obtenu 40,8 % des voix, alors que Diane Lebouthillier en avait raflé 42,5 %.

S'ajoutent à ces deux candidats Jean-Pierre Pigeon, qui avait déjà représenté les Conservateurs lors des deux derniers scrutins fédéraux. Près de 8 % des électeurs avaient voté pour lui en 2019.

Le Parti populaire du Canada mise quant à lui sur Christian Rioux.

La ministre du Revenu national, Diane Lebouthillier, à la Chambre des communes le lundi 4 février 2019 à Ottawa

Diane Lebouthillier en action à la Chambre des Communes (archives).

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Les chefs bloquiste et libéral se sont d'ailleurs tous deux rendus dans la circonscription cet été pour soutenir leurs candidats.

La campagne électorale devrait durer 36 jours, soit le minimum fixé par la loi.

Deux débats des chefs sont prévus. Celui en français aura lieu le 8 septembre alors que celui en anglais aura lieu le 9 septembre.

À la dissolution de la Chambre, on comptait 155 députés libéraux aux Communes, alors que le seuil de la majorité absolue est fixé à 170 sièges. Les conservateurs en détiennent 119, le Bloc québécois 32, le NPD 24, le Parti vert deux, et il y a cinq députés indépendants.

Il y a un siège vacant, celui de la circonscription de Haldimand–Norfolk, en Ontario, qui avait été remporté par la conservatrice Diane Finley en 2019.

Avec la collaboration de Sophie Martin, Marie-Christine Rioux, Jérôme Lévesque-Boucher et Alix-Anne Turcotti

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