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Plus de loups et d'orignaux, moins de caribous sur la Côte-Nord d'ici 2100

Caribou forestier dans une forêt québécoise

Le caribou forestier est en déclin depuis les dernières années dans la région (archives).

Photo : Courtoisie Bureau du forestier en chef

Félix Lebel

Une étude est en cours dans les forêts de la Côte-Nord afin d’évaluer les conséquences des changements climatiques et de l’intervention humaine sur le caribou, ainsi que sur l’ensemble de la biodiversité de la région.

L’étude n’est pas encore terminée, mais un constat semble se définir : les coupes forestières et les dérèglements climatiques risquent de modifier considérablement le visage des forêts de la Côte-Nord.

Des forêts qui seraient de plus en plus hostiles au caribou, dont le taux de mortalité augmenterait.

Il va y avoir un effet qui va s’additionner entre les changements climatiques et les coupes forestières.

Une citation de :Guillemette Labadie, étudiante au doctorat en biologie à l'Université Laval

Les chercheurs de l’Université Laval arrivent à ce constat en simulant, par ordinateur, ce à quoi ressemblerait la forêt de la Côte-Nord à l’an 2100.

En examinant les espèces d’arbres et la façon dont elles sont disséminées dans la nature, de même qu'en regardant la température moyenne, les chercheurs peuvent imaginer le relief du prochain siècle.

À ça s’ajoute l’impact des coupes forestières et des feux, qui laisse le champ libre à de jeunes pousses d’arbres.

Des forêts plus jeunes, moins propices au caribou se dressent donc à l’horizon si rien n’est fait, préviennent les chercheurs.

Dès qu’il y a un très fort changement climatique et beaucoup de coupes, là c’est sûr que l’environnement devient tellement perturbé qu’on prédit qu’il va y avoir beaucoup plus d’orignaux et de loups. Donc le taux de mortalité [du caribou] augmente drastiquement, explique la chercheuse Guillemette Labadie.

Un caribou forestier

Pour les chercheurs, protéger le caribou est vital pour la biodiversité des forêts (archives).

Photo : Gilles Morin

S’assurer que l'espèce puisse vivre dans un environnement exempt de perturbations permet à la végétation, les insectes, les oiseaux et les petits mammifères de proliférer à leur tour, ajoute-t-elle.

Je garde espoir, c’est certain, mais il va falloir agir vite, on en est tous très conscients.

Les conclusions de l’étude devraient être dévoilées l’hiver prochain et permettre de mieux comprendre les actions à prendre pour sauvegarder l'habitat du caribou.

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