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La pénurie de vétérinaires au Québec ne s’améliore pas

Le Dr Alexandre Burelle tient un chien dans ses mains.

La pénurie de vétérinaires ne s'améliore pas (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Difficile pour un propriétaire de chien ou de chat de trouver un vétérinaire pour soigner son animal. Amplifiée par la pandémie, cette pénurie ne s'essouffle pas et les propriétaires doivent toujours attendre plusieurs semaines avant de pouvoir consulter un vétérinaire.

Il y a des vétérinaires qui refusent certains clients. Les consultations pour un vaccin ou le nettoyage de dents peuvent prendre plusieurs semaines. Il y a un délai, explique le vétérinaire et porte-parole de l'Association des médecins vétérinaires du Québec, Michel Pépin.

Il est important de bien expliquer le cas pour déterminer si c'est une urgence ou pas. Il faut bien orienter la clientèle pour éviter que les animaux souffrent.

Une citation de :Michel Pépin, porte-parole de l'Association des médecins vétérinaires du Québec

Il précise que la situation est généralisée dans tout le Québec et que la pénurie de vétérinaires n’est pas toutefois pas plus importante en Estrie qu’ailleurs au Québec.

Toutes les régions sont touchées. Ça peut être ponctuel ou pire dans certaines régions plus éloignées, indique M. Pépin.

Si la pandémie a aggravé la situation, l’allègement des mesures sanitaires a toutefois contribué à ce que la situation ne se détériore pas.

Il y a quand même eu une amélioration [mais pendant la pandémie], nous avons dû prendre des mesures pour voir les clients un à un, ce qui [nous] a ralentis. Nous voulions éviter les éclosions parmi la clientèle et le personnel pour éviter une rupture de service. Nous avons fait de la télémédecine. Les couvre-feux n’ont pas simplifié les consultations, indique Michel Pépin.

Les retards accumulés, le nombre d'animaux et la pénurie font en sorte que nous avons une tempête parfaite pour avoir certains retards.

Une citation de :Michel Pépin, porte-parole de l'Association des médecins vétérinaires du Québec

Il rappelle que le Québec compte trois millions de chats et de chiens, en plus des animaux de ferme.

Un contingentement qui nuit

Au Québec, la formation n'est offerte que par l'Université de Montréal, dans son annexe située à Saint-Hyacinthe.

Il y a moins de 100 nouveaux vétérinaires qui s’ajoutent chaque année. [...] Un nouveau campus pourrait s’ajouter à Rimouski pour la formation, [mais] la pénurie pourrait s'accroître dans certains secteurs. Certaines régions comme l’Abitibi et la Gaspésie sont débordées, déclare le porte-parole de l'Association des médecins vétérinaires du Québec.

C’est très contingenté. Il y a 700 à 800 demandes. Les locaux et les budgets sont limités. C’est difficile de faire du recrutement pour l’enseignement.

Une citation de :Michel Pépin, porte-parole de l'Association des médecins vétérinaires du Québec

Il prévoit que les départs à la retraite vont également accentuer le problème dans les prochaines années. 

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