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Des Winnipégois sceptiques face à la levée du port du masque

Jillian Zdunich porte un masque et une blouse jaune. Elle est photographiée avec son chien.

Jillian Zdunich, propriétaire de la boutique Take Care Shop, à Winnipeg, exigera le port du masque dans son commerce.

Photo : Gracieuseté : Jillian Zdunich

Radio-Canada

Des propriétaires d’entreprises et des résidents de Winnipeg estiment que la décision de permettre le retrait du masque dans les lieux publics est hâtive et précipitée.

Mardi, le gouvernement manitobain a annoncé la levée de restrictions sanitaires. Ces assouplissements entreront en vigueur samedi.

Étant propriétaire d'une petite entreprise, je suis paniquée, lance Jillian Zdunich, de la boutique Shop Take Care.

Mme Zdunich déplore la décision du gouvernement, qu’elle qualifie de preuve de manque de leadership. Elle rappelle que les autorités de santé publique fédérales ont prédit une quatrième vague virulente en raison du variant Delta.

Mme Zdunich exigera que ses clients portent le masque, mais déplore qu'il incombe au personnel des entreprises de faire respecter les mesures de sécurité.

Elle craint de faire face à des clients potentiellement en colère de ne pas pouvoir accéder au commerce sans masque. Elle dit qu'elle est dans une position vulnérable.

Les plus vulnérables à risque

Emma Dalgleish, qui sert des repas aux personnes sans-abri, a été fâchée quand elle a entendu la nouvelle.

L'employée de l’organisme Oak Table dit qu'elle ne se sent pas protégée et ne croit pas que les bénéficiaires de l’organisme seront en sécurité s’ils ne portent pas de masque.

Elle fait valoir que plusieurs personnes qui fréquentent son organisme ne peuvent pas être vaccinées ou sont immunosupprimées.

[Ces personnes] n’ont pas de masques ou n’ont pas d’argent pour en acheter. Si elles ne voient pas que c’est obligatoire, elles ne voudront peut-être pas se protéger autant et je m’inquiète pour elles, déclare Mme Dalgleish.

Elle précise qu’Oak Table rendra le masque obligatoire dans ses locaux.

Emma Dalgleish photographiée au coin d'une rue de Winnipeg.

Emma Dalgleish travaille à Oak Table, un organisme qui sert des repas aux personnes sans-abri. (Peggy Lam/CBC)

Photo : Radio-Canada / Peggy Lam

Plusieurs garderont leur masque

Étudiante en économie, Amos Bridgman croit que la province avance trop vite avec la levée des restrictions.

Une autre étudiante, Marnie Klassen, dit qu’elle continuera à porter son masque. Elle a pris cette décision à la suite d’une récente visite en Colombie-Britannique, où le masque n’est plus obligatoire à l’intérieur.

Cela m’a rendue nerveuse. Les quelques fois où j’étais dans un espace public avec beaucoup de gens, j’étais mal à l'aise, raconte-t-elle.

Des restaurateurs satisfaits, mais prudents

Plusieurs restaurateurs et commerçants sont néanmoins heureux de pouvoir accueillir les clients sans limites de capacité.

C’est vraiment positif. C’est le signe que notre économie va pouvoir reprendre. Cependant, cela ne veut pas dire qu’on va ajouter d’autres tables, indique Ravi Ramberran, propriétaire du restaurant et bar Four Crown.

Le propriétaire du restaurant Chosabi, Jonny Lee, a hâte de retrouver sa clientèle d’une façon plus normale.

Même lorsque le gouvernement a autorisé 25 %, 50 % [de la capacité], nous n’étions pas prêts à ouvrir. Nous avons perdu beaucoup de clients à ce moment-là. J’espère que ces clients reviendront, conclut-il.

Avec les informations de Peggy Lam

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