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Des chercheurs se penchent sur les craintes liées à la vaccination contre la COVID-19

Une aiguille pénètre une épaule.

Des chercheurs de l'Université Laurentienne sillonneront le Nord de l’Ontario afin d’écouter les préoccupations et répondre aux incertitudes liées au vaccin contre la COVID-19.

Photo :  CBC / Evan Mitsui

Alors que plus de 70 % des personnes admissibles sont complètement vaccinées contre la COVID-19 en Ontario, plusieurs hésitent encore à se faire inoculer. C’est avec cette frange de la population qu’une équipe de chercheurs de l’Université Laurentienne souhaite entamer le dialogue.

Souvent lorsque l’on parle de sciences, [si une personne a des craintes] on va lui dire : "ben t’es mal", ou "c’est ridicule ce que tu dis", ou encore "ça ne sert à rien de t’inquiéter", et cette manière de répondre va juste renforcer la personne dans son opinion, explique Chantal Barriault, directrice du programme d’études supérieures en communication scientifique à l’Université Laurentienne.

La chercheuse insiste : Si on veut sortir de la pandémie, il faut un haut taux de vaccination, alors on doit dialoguer plutôt que prêcher.

Les chercheurs du programme de Mme Barriault et du Centre de recherche sur la santé et la sécurité au travail (CRSST) sillonneront, durant les deux dernières semaines de septembre, le Nord de l’Ontario afin d’écouter les préoccupations et répondre aux incertitudes liées au vaccin contre la COVID-19.

L’experte en communication scientifique explique que la collaboration entre son programme et le CRSST pourra permettre de rejoindre les travailleurs, travailleuses et résidents du Nord de l’Ontario et des communautés éloignées.

On pense que si l’on donne plus d’information et de faits aux gens, alors ils vont changer d’avis. Ce n'est pas vrai. Il faut entrer dans un dialogue et comprendre leurs appréhensions sans les rabaisser.

Une citation de :Chantal Barriault, directrice du programme d’études supérieures en communication scientifique à l’Université Laurentienne

Après cette tournée de deux semaines, la chercheuse envisage d’utiliser les données récoltées pour évaluer la confiance des personnes envers le vaccin et analyser les principales craintes.

Il y a des préoccupations qui peuvent être différentes dans le Nord de l’Ontario. Les personnes sont plus isolées, il n'y a pas une grosse densité de population. On veut comprendre leurs choix, leurs appréhensions et leurs perspectives, résume Mme Barriault.

L’experte en communication affirme que la pandémie de COVID-19 a mis l’accent sur le besoin des chercheurs et scientifiques de savoir communiquer. Chantal Barriault dit avoir constaté un intérêt accru pour sa pratique de la part d’étudiants et de professionnels du domaine scientifique.

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