•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le Bloc réclame une réflexion sur la Prestation canadienne de relance économique

Yves-François Blanchet devant la rivière Saint-Maurice

Yves-François Blanchet

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, a déclaré mardi que la Prestation canadienne de relance économique (PCRE), qui a remplacé la Prestation canadienne d'urgence (PCU), devrait être suspendue.

Selon lui, une réflexion s’impose sur cette prestation fédérale.

M. Blanchet s’est exprimé sur le sujet lors d’une visite à une ferme familiale, la Belle de Coteau-du-Lac, en Montérégie.

Sur place, il a pu discuter de la pénurie de main-d’œuvre, une réalité dans cette région comme dans d’autres au Québec, a-t-il souligné.

Tous les milieux économiques connaissent une pénurie de main-d’œuvre et ont demandé la fin de ce programme d'aide aux travailleurs, a-t-il déclaré.

Si M. Blanchet dit qu’il n’est pas encore prêt à trancher au couteau ce qui doit être fait, il juge qu'une réflexion sérieuse doit être entreprise sur le potentiel de nuisance d'un programme que le gouvernement aurait dû ajuster bien davantage pour créer des incitatifs au travail.

Le chef du Bloc québécois ne prône pas l'abolition de la PCRE dans l'immédiat, puisqu'il est possible qu'une quatrième vague de la COVID-19 frappe. Il songe plutôt à une suspension du programme qui pourrait être réactivé si nécessaire pour aider les citoyens à la surmonter.

En cas d’élection, le chef bloquiste présentera une proposition pour moduler la PCRE.

Une élection possiblement « très irresponsable »

Par ailleurs, M. Blanchet n'est pas en faveur du déclenchement d'une élection fédérale ce mois-ci, car il estime qu'elle mettrait inutilement à risque la santé des citoyens.

C'est une élection qui pourrait s'avérer très irresponsable, a-t-il répondu lorsque questionné à ce sujet.

Une élection signifie plus de contacts entre les gens alors qu'une nouvelle mutation du virus circule et que la pandémie n'est pas parfaitement maîtrisée. Ça augmente le niveau de risque, ça augmente le niveau de danger, a-t-il dit.

Le Bloc québécois n'a pas demandé d'élection et les Québécois ne veulent pas d'élection , a-t-il répété. C'est Justin Trudeau qui veut compromettre les gains et les progrès que l'on a faits dans la lutte contre la pandémie au Québec à des fins purement personnelles.

Il ne voit pas de raison pour une élection générale à peine deux ans après la précédente qui avait eu lieu en 2019.

Malgré la pandémie, le Parlement fonctionne, et peut fonctionner : les lois qui ont été adoptées en temps de pandémie avec l'aide de l'un ou de l'autre des partis d'opposition le prouvent, juge M. Blanchet.

Il croit que les députés doivent y retourner pour continuer le travail entrepris et finaliser certaines mesures législatives d'intérêt pour le Québec, comme la réforme de la Loi sur la radiodiffusion et l'exclusion de la gestion de l'offre des futures ententes commerciales signées par le Canada.

Il a indiqué toutefois que son parti politique est prêt. Le chef bloquiste se targue de finances bien meilleures que lors des dernières élections grâce à la générosité des Québécois et soutient que le niveau de préparation du parti est exemplaire.

Actuellement, le Bloc québécois détient 32 sièges au Parlement sur les 78 que compte le Québec.

Avec les informations de La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !