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Les défis du prolongement de la route 138

Un paysage situé près de Kegaska, en direction de La Romaine, sur la Côte-Nord

Le territoire que traversera la route 138 près de Kegaska, en direction de La Romaine.

Photo :  Ministère des Transports du Québec

Radio-Canada

Les travaux de la phase 1 du prolongement de la route 138 jusqu'à Tête-à-la-Baleine s'annoncent complexes. Alors que le ministère des Transports a donné le coup d'envoi de la construction de ce tronçon, de nombreux défis attendent les équipes qui la réaliseront.

La phase 1 du projet, qui consiste à construire un tronçon de 11 km entre l’aéroport d’Unamen Shipu et la rivière Washicoutai, prendra trois ans pour être finalisée.

Quatre kilomètres ont déjà été réalisés, mais la complexité du terrain qui attend les travailleurs pour les huit kilomètres restants est impressionnante.

Construire une route sur un territoire vierge, enjambant de nombreux cours d’eau et traversant des sols de tourbière représente tout un défi. À cela s'ajoute la construction de 13 ponceaux qui permettront le libre passage de la faune aquatique.

Il va y avoir énormément de stabilisation de tourbière, soit par excavation soit en ajoutant une surcharge sur le tracé de la future route pour être sûr que la route ne bouge pas.

Une citation de :Caroline Rondeau, conseillère en communication au ministère des Transports

L’éloignement du territoire oblige également à transporter le matériel nécessaire aux travaux par avion ou par bateau.

Le coût estimé pour cette phase est de 50 millions de dollars.

Un quai avancé dans l'eau avec des réservoirs au loin

Le gouvernement a négocié avec les communautés innues traversées par la future route 138 pendant de longues années.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle-Plamondon

Une entente résultant d'une décennie de négociations

Grâce à une entente de collaboration avec la communauté innue d’Unamen Shipu, le contrat du projet de route de la phase 1 a été octroyé au conseil des Innus d’Unamen Shipu.

François Lévesque, avocat du Conseil des Innus d’Unamen Shipu, explique que sa communauté savait qu'il y aurait, tôt ou tard, la construction d'une route à travers leur territoire.

Tant qu’à [avoir une route], on aime mieux avoir le contrôle de ce qui se passe chez nous.

Une citation de :François Lévesque, avocat du Conseil des Innus d’Unamen Shipu

Sans être vue comme une forme de compensation, c’est une forme de discussion avec l'État québécois, de discussion avec les différents ministères pour qu’on apprenne à se connaître un peu pour voir si on peut travailler ensemble et aller plus loin, ajoute-t-il.

Le ministère des Transports lancera les travaux préparatoires au prolongement de la route 138 à l'été 2021.

Il reste encore beaucoup de travail à faire pour achever le prolongement de la route 138 (archives).

Photo : Crédit: Ministère des Transports du Québec

Des ententes ont aussi été conclues avec les communautés d’Unamen Shipu, de Nutashkuan et de Pakua Shipu pour développer des collaborations spécifiques liées à la réalisation du projet, peut-on lire sur le site du ministère des Transports du Québec. Ces ententes comprennent l'embauche de main-d'œuvre autochtone pour la réalisation du tronçon.

Les leaders autochtones de ces trois communautés font également partie des discussions avec les autorités provinciales et fédérales dans ce dossier.

Travaux de prolongement de la route 138

  • Phase 1 : entre l'aéroport d'Unamen Shipu et la rivière Washicoutai
  • Phase 2 : entre la rivière Washicoutai et la rivière Musquaro
  • Phase 3 : entre la rivière Musquaro et Kegaska

L'ensemble du projet, soit le prolongement entre Kegaska et Unamen Shipu et entre Tête-à-la-Baleine et La Tabatière est estimé à près de 700 millions de dollars.

Avec les informations de Marie Kirouac

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