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Le médecin hygiéniste de l'est de l'Ontario accueille positivement le plan de rentrée

Le Dr Roumeliotis accorde une entrevue par visioconférence.

Dr Paul Roumeliotis est le médecin hygiéniste du Bureau de santé de l'est de l'Ontario (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le médecin hygiéniste du Bureau de santé de l'est de l'Ontario (BSEO), le Dr Paul Roumeliotis, voit d'un bon œil le plan de rentrée scolaire en présentiel de l'Ontario, présenté mardi.

C’est conçu comme si on n’avait pas de vaccin et qu’on n’avait pas vacciné tout le monde, a-t-il déclaré en point de presse, mardi, saluant le fait que plusieurs mesures sanitaires demeurent ainsi en place.

Ce que j'aime, c'est qu’il y a plusieurs [couches] de protection qui commencent avec le dépistage, l’hygiène, les masques [...] et la ventilation qui est importante aussi, a-t-il réagi.

Le port du masque sera obligatoire à l’intérieur pour les élèves de l'élémentaire et du secondaire. Ils pourront l’enlever à l’extérieur.

Le nombre d’élèves par classe n’est pas revu à la baisse et le Dr Roumeliotis a mentionné que cela devra possiblement être réévalué. Mais il se dit rassuré par le fait que les élèves seront regroupés par cohortes et que les interactions entre différentes classes seront limitées.

N'oublions pas que la distanciation physique est une couche parmi toutes [les mesures]. Le fait qu'il va y avoir des cohortes - un seul groupe unique ensemble en tout temps - me soulage un peu, a ajouté le médecin hygiéniste.

Accueil moins enthousiaste de l'AEFO

Du côté de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), on déplore vertement que les groupes gardent la même taille. C’est malheureux. C’est ce qu’on revendique depuis le début de la pandémie, a lancé Anne Vinet-Roy, présidente du syndicat franco-ontarien, en entrevue au Téléjournal d’ICI Ottawa-Gatineau.

Si on ne réduit pas le nombre d'élèves, ce sera très, très difficile de respecter la distanciation, même avec le port du masque, a-t-elle dit.

De façon générale, elle a toutefois salué le fait que les élèves ontariens seront de retour sur les bancs de l’école en personne, notant que l’enseignement virtuel a été très, très difficile.

Or, elle a ajouté que plusieurs questions demeurent sans réponse, à la lueur de ce qui a été annoncé mardi.

Une femme pose pour la photo.

Anne Vinet-Roy, présidente de l'Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (archives)

Photo : Radio-Canada / Pierre-Olivier Bernatchez

On a encore beaucoup de points d’interrogation quant à ce que contient le document. Il ne semble pas y avoir de nouveau, par rapport à ce qu’il y avait déjà en place l’an dernier et au cours des derniers mois.

Une citation de :Anne Vinet-Roy, présidente de l'Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens

Le Dr Roumeliotis, pour sa part, a surtout insisté sur le fait que le plan prévoit une réévaluation de la marche à suivre, au fur et à mesure que la situation épidémiologique évolue. Il a affirmé que les autorités locales pourront, aussi, adopter des restrictions plus strictes au besoin.

Le médecin hygiéniste du BSEO a indiqué que 12 infirmières iront prêter main-forte à la rentrée, dans les quatre conseils scolaires de sa région sociosanitaire.

Par ailleurs, le Dr Roumeliotis a dit espérer que le taux de vaccination sera assez élevé chez les élèves admissibles au vaccin contre la COVID-19, mais aussi chez le personnel enseignant.

Ça m'inquiète. [...] On a demandé aux conseils scolaires de nous donner le pourcentage de personnel vacciné ou pas. Ceci va influencer, changer l’approche, s’il y a une flambée à l’école, a-t-il indiqué.

Si on a un taux très bas, on va réagir de façon différente que si on avait un pourcentage élevé, a -t-il conclu.

Avec les informations d'Émilie Bergeron et de Daniel Bouchard

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