•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Revitalisation des centres-villes : Jean-Marc Crevier invite à la réflexion

La rue

La rue Saint-Dominique à Jonquière

Photo : Radio-Canada

Le conseiller municipal Jean-Marc Crevier en appelle à la réflexion concernant la répartition d’une enveloppe de 1,1 million de dollars accordée par Québec pour la relance des centres-villes. Il propose que l’argent, et d’autres sommes à venir, puissent être accordés à un seul projet porteur plutôt que saupoudré entre les différentes corporations.

L’élu jonquiérois a fait cette proposition lundi soir, lors de la séance du conseil municipal de Saguenay. Il est d’avis que même si les anciennes villes et secteurs demeurent une source de fierté depuis la fusion, l’heure est à la concertation et à une utilisation optimale des deniers publics.

À toutes les fois qu’on a un montant d’argent à diviser, tout le monde veut sa quote-part. Si on parle des centres-villes, [...] c'est six. On va prendre l’argent et on va faire six projets que les gens ne verront probablement pas.

Une citation de :Jean-Marc Crevier, conseiller municipal
Portrait de Jean-Marc Crevier.

Le conseiller municipal de Saguenay Jean-Marc Crevier.

Photo : Radio-Canada

M. Crevier croit qu’un seul projet porteur pourrait bénéficier du financement.

Si on laisse la latitude au comité aviseur de recevoir les projets et on se rend compte qu’il y a un projet qui a du sens et qui donne de la valeur et un gros plus à la Ville, c’est ça qu’on devrait faire, peu importe le centre-ville , propose Jean-Marc Crevier.

Prudence

Privilégier un centre-ville au détriment d’un autre, voilà un terrain potentiellement glissant. Chaque corporation reçoit un montant annuel de la Ville, parfois plus élevé d’un endroit à l’autre, ce qui peut, à la base, faire sourciller certains de leurs dirigeants. Priver une organisation d’un coup de pouce financier aussi important peut provoquer quelques inquiétudes.

 Bien évidemment qu’à Jonquière, actuellement, on ne se cachera pas que sur la Saint-Dominique, il y a beaucoup de locaux vacants. Est-ce que des trucs pourraient être faits? Oui, il y a la rivière aux Sables et il y a des sous de réservés pour ça. Nous, à Kénogami, on serait très preneur , dit Guillaume Beaulac, directeur général de la Corporation centre-ville de Kénogami.

Son homologue Sarah-Maude Gaudreault, qui dirige la Corporation centre-ville de Jonquière en appelle à la transparence et à la mise en place de critères précis.

Sarah-Maude Gaudreault au centre-ville de Jonquière

Sarah-Maude Gaudreault, directrice générale de la Corporation centre-ville Jonquière.

Photo : Radio-Canada / Mélyssa Gagnon

Ce qui est important, à ce stade-ci, ce n’est pas qui va recevoir combien, mais qu’est-ce que ça va prendre pour recevoir l’argent. Est-ce qu’il va y avoir un processus vraiment transparent une fois que les sommes vont être attribuées? Qui va être sur le comité aviseur? , s’interroge la directrice.

Pour que finissent enfin les guerres de clochers, Jean-Marc Crevier propose une nouvelle philosophie.

 On devrait avoir la sagesse de dire : "même si ce n’est pas dans ma cour, c’est vraiment important ce projet-là et ça va avoir du sens”.

Dans le même esprit, le conseiller Crevier aimerait qu’une réflexion ait lieu à la Ville concernant l’octroi des enveloppes de quartier pour des travaux de pavage. Selon lui, une meilleure répartition des budgets ferait en sorte que des quartiers plus âgés ne seraient pas pénalisés.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !