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Rentrée en Ontario : des parents soulagés; l’opposition s'insurge

Marit Stiles en conférence de presse à l'Assemblée législative ontarienne.

Marit Stiles est la porte-parole de l'opposition en matière d'éducation. (Archives)

Photo : Assemblée législative de l'Ontario

Radio-Canada

Les partis d’opposition sont unanimes : le plan de l’Ontario pour la rentrée de septembre 2021, dévoilé mardi, est incomplet. Ils exigent des directives claires sur le dépistage asymptomatique, la gestion des éclosions et la vaccination, en plus d’une stratégie sur l’amélioration de la ventilation, entre autres.

À l'opposé, des parents se disent soulagés de voir que la rentrée se fera en présentiel.

Le chef du Parti libéral de l’Ontario, Steven Del Duca, a diffusé un communiqué dans lequel il demande au gouvernement de rendre la vaccination obligatoire pour les travailleurs en éducation et en santé.

Les libéraux de l'Ontario sont le seul parti qui a le courage de suivre la science sur les vaccinations obligatoires pour les travailleurs de première ligne dans les domaines de l'éducation et des soins de santé.

Un homme marchant dans une foule.

Steven Del Duca est le chef du Parti libéral de l’Ontario. (Archives)

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

[Le plan de retour en classe élaboré par les libéraux] comprend une limite de 20 élèves par classe, donne la priorité à l’éducation en présentiel, ajoute des mesures pour la santé mentale et pour les enfants qui ont des besoins spéciaux et suspend le test de l’Office de la qualité et de la responsabilité en éducation de 2022, ajoute M. Del Duca dans le communiqué.

Le NPD provincial demande lui aussi une réduction du nombre d’élèves par classe.

Dans un communiqué, la critique de l’opposition officielle en matière d’éducation critique directement le premier ministre Doug Ford.

Il autorise à nouveau les salles de classe bondées. Il ne prend aucune nouvelle mesure pour faire vacciner les enfants ou les aider à récupérer, sur le plan scolaire ou émotionnel. Il s'en remet au hasard en ce qui concerne le bien-être de nos enfants, a déclaré Marit Stiles.

Dans son communiqué, le NPD demande un investissement pour permettre de réduire le nombre d’élèves par salle de classe, une mise à jour des systèmes de ventilation dans les écoles, des jours de maladie payés pour parents et enseignants et un plan précis pour augmenter le nombre d’adolescents vaccinés.

Le NPD demande également des tests de dépistage obligatoires pour les employés du système d'éducation qui ne sont pas vaccinés.

Du côté du Parti vert, on affirme que les enfants qui ne sont pas vaccinés sont dans une situation unique en raison de la présence du variant Delta. Le vice-chef du parti, Abhijeet Manay, souligne que le plan dévoilé par la province ne comprend rien au sujet du dépistage asymptomatique ou de la gestion de possibles éclosions.

Des parents soulagés

Carole Berthiaume, mère de famille du Grand Sudbury, se dit très heureuse que la rentrée se fasse en présentiel. Elle a deux enfants, une fille en 10e année et un garçon en 8e année. Les deux préfèrent être en présentiel. Après deux ans en virtuel, ils sont très excités de retourner en présentiel.

Pour moi, je trouve que [le plan] est bien. Pour nous, dans la région du Nord de l’Ontario, je trouve que c’est bien. On n’a pas beaucoup de cas ici dans la région, a-t-elle déclaré en entrevue.

Pour ce qui est de la vaccination, Mme Berthiaume se dit à l'aise avec l’idée que certains – y compris des enseignants – refusent de se faire vacciner. C’est à chacun de décider, selon elle.

Renée Richer, elle aussi de Sudbury, a trois enfants, qui sont en 8e, 4e et 1re années. Et elle aussi est super, super excitée que [ses enfants] retournent à l’école au mois de septembre.

L’aspect social, c’est gros. Ça les aide à vraiment bien comprendre ce qu’ils apprennent.

Mme Richer ne croit pas non plus que les enseignants devraient être vaccinés obligatoirement. Je ne crois pas que ça devrait être quelque chose de forcé. C’est un choix individuel.

Diane Quintas, de Thunder Bay, a deux enfants : un en 6e année et un second en 8e année. Elle aussi se réjouit de la rentrée en présentiel. Côté santé mentale, pour les enfants, je pense que c’est une très bonne chose.

Elle se dit très heureuse des règles entourant les masques. Le fait qu’ils puissent aller dehors sans masque, c’est vraiment excellent, ça leur donne un petit break.

Avec des informations d’Alice Zanetta

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