•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Consultation publique à Windsor-Essex sur le nouveau site de consommation supervisée

Rangée de cabines au centre d'injection supervisée de l'organisme Cactus, à Montréal, le 26 juin 2017.

Des cabines dans un centre d'injection supervisée. (archives)

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Radio-Canada

Alors que le projet de création d’un site de consommation supervisée progresse à Windsor, les partenaires à l’origine de ce site sollicitent les commentaires du public sur deux emplacements possibles.

La stratégie communautaire Windsor-Essex pour les opioïdes et les substances WECOSS consulte les résidents sur l’emplacement du nouveau site de consommation supervisée. À cet effet, 4 séances de discussions ouvertes en ligne sont organisées du 3 au 6 août.

L’occasion est donnée au public de poser des questions sur les emplacements et entendre des experts, notamment une personne ayant une expérience vécue, la police et le médecin hygiéniste local.

Le bureau de santé de Windsor-Essex propose deux emplacements situés au 101, rue Wyandotte Est et au 628, rue Goyeau, tous deux au centre-ville de Windsor.

Un homme montre une trousse d'injection. Elle comprend une seringue, un ruban élastique et des compresses d'alcool.

Les centres d'injection supervisée fournissent le matériel nécessaire à une consommation sécuritaire de drogue.

Photo : La Presse canadienne / JONATHAN HAYWARD

Brandon Bailey, président de l'Association de prévention des overdoses de Windsor estime qu’avec le déménagement éventuel de la Downtown Mission sur la rue McDougall, un deuxième site de consommation dans ce secteur serait utile aux clients de la structure qui pourraient en avoir besoin.

Cependant, il s’oppose au modèle adopté à Windsor, affirmant que certaines personnes qui consomment des drogues pourraient ne pas souhaiter fréquenter le site de consommation.

Les gens ne veulent pas aller consommer de la drogue dans un endroit où ils se sentent obligés d’arrêter , dit-il.

Le site proposé sera un site de consommation et de services de traitement (CTS), ce qui signifie qu’en plus d’être un lieu où les gens peuvent prendre de la drogue sous surveillance, le personnel fournit des services de soutien, y compris l’aiguillage vers des services de traitement de la toxicomanie.

Alexander Caudarella, un expert en toxicomanie à l’Université de Toronto reçu ce mardi dans l’émission Matins sans frontières, estime que la population devrait faire preuve d’ouverture quant à l’emplacement du site en tenant compte de l’accessibilité et de la proximité du lieu de traitement.

Record de surdoses

Le Dr Wajid Ahmed, médecin hygiéniste de Windsor-Essex, a déclaré que la pandémie a particulièrement touché les personnes souffrant de troubles de la consommation de substances et de santé mentale.

En 2020, Windsor-Essex a connu un nombre record de 348 overdoses. Cette année-là, 64 vies ont été perdues à cause de surdoses d’opioïdes, contre 48 en 2019.

Nicole Dupuis, directrice générale du Bureau de santé publique du comté de Windsor-Essex, a indiqué que le nombre de visites aux urgences et de décès liés aux opioïdes avait augmenté de façon constante et alarmante.

Lors d’une conférence de presse virtuelle vendredi, elle a déclaré que le système WECOSS avait émis plus d’alertes concernant les pics de surdoses au cours du premier semestre de 2021 que pour toute autre année complète.

Mme Dupuis a dit qu’elle prévoyait que le site final serait sélectionné au début de l’automne.

Avec les informations de Tony Doucette/CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !