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La relève agricole continue de grandir en Abitibi-Témiscamingue

Josée Bédard pose au milieu de son jardin.

Josée Bédard a décidé de se lancer dans la production maraîchère à temps plein.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Pour une deuxième année consécutive, la région connaît une hausse du nombre d’exploitations agricoles en opération.

Un total de 14 nouvelles entreprises ont vu le jour en Abitibi-Témiscamingue depuis le début de l’année 2021, dont quatre dans la Vallée-de-l’Or. Même si sept exploitations agricoles ont été radiées au cours de la même période, la région affiche un bilan net à la hausse, avec 585 entreprises agricoles au total.

Selon les données publiées en juillet par le ministère de l’Agriculture, la production maraîchère, combinée à une mise en marché de proximité, est le secteur prédominant chez les nouveaux exploitants agricoles.

Un jardin où poussent des fèves vertes.

Le Jardin Obaska a un kiosque de légumes sur place, en plus d'aller au marché public de Barraute.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

C’est d’ailleurs dans ce créneau que tente de percer Josée Bédard, propriétaire du Jardin Obaska, près de Senneterre. Amoureuse du jardinage depuis plus de 30 ans, elle a choisi d’en faire sa passion à temps plein au cours des derniers mois.

Au départ, je le faisais pour moi, à travers deux ou trois autres emplois, explique-t-elle. J’ai commencé à offrir mes légumes à mes enfants, puis aux voisins et à d’autres et ça m’a donné le goût d’agrandir et d’y investir du temps et de l’argent. Je suis du genre à sauter dans le vide. Comme pour n’importe quel entrepreneur, il y a des défis. J’espère que ça va s’améliorer d’année en année et que ça soit rentable.

L’Union des producteurs agricoles de l’Abitibi-Témiscamingue (UPA-AT) se réjouit de cette tendance à la hausse, qui pourrait bien se poursuivre au cours des prochaines années, selon le président Pascal Rheault.

C’est sûr qu’on est bien contents des chiffres et on voit que ce n’est pas éphémère. Il y a sûrement une conscience du retour à la terre. Certains voient la possibilité de faire de la production à plus petite échelle et que ça fonctionne, grâce à la tendance à l’achat local et de la proximité avec les agriculteurs. Il y a aussi beaucoup plus de place pour de la diversité, et les MRC sont bien mieux outillées pour appuyer ceux qui veulent se lancer dans l’agriculture.

C’est ce désir de proximité avec la clientèle qui guide Josée Bédard. En plus de participer au Marché public de Barraute, elle tient un kiosque de vente à son domicile et incite les clients à venir eux-mêmes cueillir leurs légumes frais.

Josée Bédard regarde des plants dans sa serre.

L'engouement pour les produits locaux ne démord pas, constate Josée Bédard du Jardin Obaska.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

On voit que les gens sont intéressés de savoir d’où viennent leurs légumes et je veux garder cette proximité, souligne la propriétaire du Jardin Obaska. J’essaie aussi de m’ajuster à la demande des gens. Tout le monde veut des carottes, des tomates, des concombres et des petits pois, mais j’aime aussi essayer de nouvelles choses, surtout en permaculture. Ça me permet d’échanger et de faire découvrir des nouveautés aux gens qui viennent me visiter.

Malgré les difficultés qu’amènent les aléas de la météo et la gestion des insectes, Josée Bédard vit pleinement sa passion agricole.

J’ai grandi en étant toujours dans le jardin chez nous, à planter des choux, faire l’entretien, les récoltes. Ça m’a toujours impressionnée. Tu plantes une petite graine et ça pousse. C’est magnifique. C’est un travail qui n’arrête jamais, mais c’est vrai qu’il faut être un peu passionné fou!, conclut-elle.

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